Démarche transversale : Bilan carbone

NOTRE MISSION SANTÉ ET NOTRE IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT 

Comme toute activité humaine, le milieu de la santé a un impact sur l’environnement.

Ironiquement, en polluant, nous contribuons aussi à la mauvaise santé des gens. C'est en effet incohérent que nos méthodes pour prodiguer des soins polluent autant.

Un des éléments de rejets est l'émission de quantités importantes de gaz à effet de serre comme : 

  • le dioxyde de carbone ou CO2 (ex: les voitures et camions);
  • le méthane (ex: les matières organiques jetées aux rebuts);
  • les gaz anesthésiants et d'inhalateurs (ex: fuites, expirations des patients, doses perdues, etc.),
  • les gaz réfrigérants (ex: climatiseurs, réfrigérateurs, etc.)

QUE SONT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ?

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) définit le changement climatique comme un changement du climat qui est attribué à l'activité humaine, de façon directe ou indirecte, altérant la composition de l'atmosphère mondiale et qui s'ajoute à la variabilité naturelle du climat observée sur des périodes de temps comparables. Actuellement, les changements climatiques que nous vivons sont attribuables aux activités humaines des 150 dernières années principalement par l'émission démesurée de gaz à effet de serre (GES).

Ce graphique montre l'augmentation des températures moyennes terrestres de deux scénarios climatiques. 

Le premier illustre une hypothèse où nous arrivons à être carboneutre dans les prochaines années, c'est-à-dire à ne pas générer plus de GES que la terre n'est capable d'emmagasiner. Les températures moyennes resteraient donc autour du 1,5 degrés plus chaud que l'ère préindustrielle. Ce scénario ne veut pas dire qu'il n'y aurait pas de risques majeurs, mais nous éviterions peut-être la perte de contrôle et l'effondrement de plusieurs écosystèmes tant redoutés. Nous nous dirigeons déjà de façon certaine vers un 1,5 degrés pour 2029 ou 2030.

Le deuxième illustre l'hypothèse où nous ne réduisons pas collectivement nos émissions et ces dernières triplent inévitablement en raison de notre croissance économique et populationnelle. Ce monde serait méconnaissable de celui que nous connaissons aujourd'hui. 

Voilà pourquoi on dit que chaque demi-degré évité compte. Pour en savoir plus, il y a de nombreuses sources comme celle-ci.

En 2018, l'OMS a déclarait : « Les changements climatiques sont le plus grand défi du 21e siècle, menaçant tous les aspects de la société dans laquelle nous vivons, et le retard continu pris pour relever l’ampleur du défi augmente les risques pour les vies humaines et la santé.» 

Ci-dessous, un diagramme qui démontre les impacts sanitaires des effets des changements climatiques :

QUE PEUT-ON FAIRE EN TANT QUE CIUSSS ?

Atténuation : Nous devons réduire nos émissions de GES et pour cela, il faut nous mesurer à l'aide d'un bilan carbone annuel ou bisannuel. Les actions misent en œuvre entre chaque bilan permettront de voir des baisses dans nos bilans. 

Adaptation : Puisque les effets des changements climatiques se font déjà ressentir (ex: pluies abondantes, oranges violents, canicules historiques, mauvaise qualité de l’air dû aux feux de forêt, etc.), nous devons préparer nos équipes et nos bâtiments à faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes afin de protéger le personnel et la clientèle tout en maintenant nos services.

Enfin, cette réflexion d'impact environnemental doit être au cœur de notre vision et de nos valeurs pour l'ensemble du CIUSSS. La durabilité doit faire partie de notre culture organisationnelle. Après tout, cette transition n’est pas seulement nécessaire pour limiter les effets du changement climatique, mais également pour préserver la résilience économique de l’organisation et assurer un avenir stable, juste et viable pour les générations présentes et futures.

Pour en savoir plus, voici la page web du gouvernement québécois sur le sujet. 

Un premier exercice réussi !

Le bilan carbone 2022-2023 a permis pour la première fois, de mesurer les émissions de gaz à effets de serre (GES) du CIUSSS-EMTL. Pour amélioreR nos pratiques, il est impératif de savoir d'où on part, où sont nos forces et nos faiblesses. C'est maintenant chose faite !

Ce projet est soutenu par l'Association canadienne des médecins pour l'environnement (ACME) et financé par la Fondation Familiale Trottier. 

La réalisation du projet a été possible grâce à l'accompagnement de Synergie Santé Environnement (SSE) et Shadow. Il a été coordonné par une conseillère de la DST avec l'appui d'un comité opérationnel auquel participaiENt plusieurs acteurs clés dont la logistique et les soins.

PÉRIMÈTRE DU PREMIER BILAN

Pour un premier exercice, nous avons souhaité contenir le périmètre tant géographique qu'opérationnel dans une certaine mesure afin de se faciliter les choses. Les deux tableaux ci-dessous vous indiquent ce qui a été inclus et exclus. 

          

LES RÉSULTATS

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le graphique ci-dessous illustre la répartition des émissions par poste. Ce qui ressort de cette répartition c'est que les postes les plus émetteurs sont : nos bâtiments (surtout le chauffage), les soins (notre mission première!) et le transport (surtout les trajets en auto domicile-travail). 

                                                                     

Il est important de noter que la répartition est très différente lorsqu'on la regarde par type de mission. Ci-dessous vous constaterez les différences entre les émissions d'un CH, d'un CHSLD et d'un CLSC. Cela s'explique par le fait que comme leurs missions sont différentes, leurs consommations de biens, services et énergie varient elles-aussi. Par exemple, un hôpital avec un bloc opératoire et des unités de soins consommera plus de médicaments et de fournitures médicales qu'un milieu de vie comme les CHSLD.

ON S'EST MESURÉ MAIS QUE FAIT-ON MAINTENANT ? ON PASSE À L'ACTION !

En effet, maintenant il s'agit de choisir des actions dans toutes les sphères de nos activités qui seront soit rapides à mettre en place, soit impactantes du point de vue de la réduction des gaz à effet de serre.

L'infographie ci-dessous illustre le genre d'actions qui peuvent être mis en place dans une institution de santé. 

                                                      

Nos divers sous-comités vont donc intégrer des actions dans chacun de leur plans et nous ferons des suivis dans le cadre du prochain bilan carbone. Malgré que certains postes soient plus émetteurs, il est important d'avoir une approche globale pour tendre vers la neutralité carbone. Tous les postes doivent donc réduire de 80% d'ici 2050, soit une réduction approximative de 5% par année par poste.

Recommandation des spécialistes pour la suite des choses et pour avoir une vision plus complète de nos GES : 

  • Élargir le périmètre organisationnel et géographique (ex: en ajoutant les CLSC dont nous ne sommes pas propriétaires des bâtiments);
  • Améliorer la précision de certaines données (ex: alimentation);

Vous voulez en savoir plus sur cette démarche ou y participer ? Écrivez-nous à : développement.durable.cemtl@ssss.gouv.qc.ca 

Biodiversité, verdissement et lutte aux îlots de chaleur

Agriculture urbaine en CHSLD

Ce projet, réalisé par l’organisme d’économie sociale YAM, vise à créer des sites d'agriculture urbaine dans les CHSLD du CIUSSS.

L'objectif du projet est non seulement de produire des légumes et des fines herbes destinés à la consommation locale afin de soutenir la sécurité et la souveraineté alimentaire, mais aussi d'animer les résidents des CHSLD par des ateliers ludiques et créatifs afin de favoriser l'appropriation des savoirs entourant l'agriculture urbaine et de resserrer le tissu social.

En 2021, les CHSLD ayant accueilli un projet d’agriculture urbaine et des ateliers ont été: Marie-Rollet, Nicolet, J.-Henri Charbonneau et Rousselot.  

En 2022, ce fut le tour des CHSLD Jeanne-Le Ber, François-Séguenot et P.-J. Triest.

En 2023, ce sera le tour aux CHSLD J.-F. Perrault, Saint-Michel et Judith-Jasmin. 

Voici un aperçu en images de quelques ateliers!


 

 (C) Philippe Boivin - philboivin.com

Voici un aperçu en témoignages!

"Les ateliers de jardinage m'ont rappelé des souvenirs avec mon mari" - Liliane

"Je n'avais jamais fait ça (jardiner), j'ai appris beaucoup de choses!" - Anonyme

“Nous avons vu les plantes évoluer et grandir. J’ai aimé apprendre le nom des plantes” - Monique

"J'ai beaucoup aimé les ateliers de jardinage. J'aimerais en recevoir d’autres dans les prochaines années” - Anonyme

Le verdissement, ça se passe dans l'est

Un des impacts souhaités du projet « Le verdissement, ça se passe dans l’Est » est que, sur l’ensemble du territoire du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, les populations soient toujours plus sensibilisées aux bienfaits des arbres et aux enjeux que posent les changements climatiques, notamment les îlots de chaleur urbains (ICU) et par le fait même, aux effets néfastes des surfaces asphaltées sur la santé humaine et la qualité de vie. Ces ICU peuvent en effet avoir de graves conséquences sur les populations vulnérables lors des périodes de canicule qui, elles, risquent d’être plus fréquentes et intenses au fil des années (INSPQ, 2019). Les arbres, quant à eux, rendent de nombreux services environnementaux, sociaux et économiques, notamment en purifiant l'air, en maintenant la biodiversité, en réduisant le bruit et bien sûr, en rafraîchissant.

Le projet vise à multiplier les actions en faveur de la santé sur le territoire. Qu’il s’agisse de planter des arbres aux endroits stratégiques grâce à notre partenaire Soverdi, d’embellir des espaces inutilisés ou d’y retirer de l’asphalte, nous voulons réaliser des actions en verdissement qui soient cohérentes avec notre mission première, celle de veiller à la santé et au bien-être de la population. Les espaces verts sont importants dans nos vies parce qu’ils ont un impact hautement positif sur la santé physique et mentale et nous voulons qu’un maximum de personnes puissent en bénéficier.

Sites verdis depuis 2021

  1. Stationnement du CHSLD J.-Henri Charbonneau: 284 mètres carrés d'asphalte retirés et 63 arbres plantés
  2. Pavillon Claudine d'Amours: 10 arbres plantés
  3. CHSLD Saint-Michel: 6 arbres plantés
  4. CHSLD Joseph-François Perrault: 12 arbres plantés
  5. CHSLD J.-Hubert-Biermans: 65 arbres plantés

Sites des plantations à venir en 2023

  1. IUSMM
  2. HSCO et CHSLD Dante
  3. CHSLD Benjamin-Victor-Rousselot
  4. CHSLD Éloria-Lepage
  5. CHSLD Polonais Marie-Curie
  6. CHSLD Marie-Rollet
  7. CHSLD Robert-Cliche
  8. CLSC Rivière-des-Prairies
  9. CHSLD François-Séguenot et CLSC de l'Est-de-l'Île-de-Montréal
  10. CHSLD Judith-Jasmin
  11. CHSLD P.-J. Triest

Voici un aperçu d'une des plantations:

CHSLD J.-F. Perrault, 2022

 

CHSLD J.-F. Perrault, 2022

CHSLD J.-F. Perrault, 2022

Source : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2650_indicateurs_vagues_chaleur_sante_population.pdf 

Jardin communautaire La butinerie

Le jardin communautaire La butinerie se situe à l’IUSMM, un lieu dédié au rétablissement et à l’intégration sociale des patients en santé mentale. L’initiative, destinée au personnel du CIUSSS-EMTL, aux usagers et aux patients, remplace 2 360 mètres carrés de surface gazonnée en garde-manger. L’implication d’unités de soins, d’un organisme en sécurité alimentaire et l’offre gratuite d’activités de sensibilisation en font une initiative unique. 

Aujourd’hui en phase de maturité, La Butinerie, qui croît aux côtés d'une colonie de pollinisatrices, foisonne de ressources alimentaires, de verdure et de biodiversité. Le jardin génère des retombées concrètes sur la santé, l’environnement et la qualité de vie. Il favorise la socialisation entre collègues, réduit le stress, encourage de saines habitudes de vie et améliore l’accès à des aliments frais, sains et locaux à faible coût. Il agit aussi comme levier d’éducation aux enjeux écologiques (biodiversité, sols, eau, pollinisateurs, gaspillage alimentaire). L’augmentation de la biodiversité, la potentielle réduction des îlots de chaleur et l’arrêt des tontes mécaniques renforcent également son impact environnemental.

Voici un aperçu en images !

Fauchage tardif à l’Institut (projet pilote)

Dans le cadre de sa démarche de développement durable, le CIUSSS-EMTL souhaite améliorer ses pratiques d'entretien des espaces verts afin qu'elles soient plus respectueuses de la biodiversité. Dans cette optique, le Service des installations matérielles (SIM) et l’équipe du développement durable ont lancé conjointement, dès le début du printemps 2025, un projet pilote de fauchage tardif à l’Institut. 

Inspirée de mouvements comme le « Défi Pissenlit » ou «Mai sans tondeuse», cette initiative vise à favoriser le développement d’environnements propices aux abeilles et autres insectes butineurs, qui jouent un rôle incontournable dans l’alimentation humaine.

En quoi consiste le projet pilote ?

Le principe est simple : jusqu’à la mi-juin, le personnel chargé de l’entretien du site s’abstiendra de faucher la pelouse sur les sites ciblés (voir carte ci-dessous). Ces espaces ont, entre autres, été sélectionnés de manière à ne pas entraver les opérations de nettoyage, qui permettent aux usagers et aux personnel de les utiliser durant l’été. 

SECTEURS CIBLÉES POUR LE PROJET PILOTE 2025

Reprise des tontes

Il s’agit d’une mesure temporaire. Les tontes reprendront au cours du mois de juin, une fois que les plantes à floraison printanière, comme le pissenlit, auront eu le temps de s’épanouir. Cette période correspond également au moment où il devient nécessaire d’intervenir pour contrôler certaines espèces nuisibles, comme l’herbe à poux, dont le pollen est l’un des principaux responsables de la rhinite saisonnière (rhume des foins).

Le déclin des pollinisateurs : un enjeu majeur

Le déclin de la biodiversité, en particulier celui des pollinisateurs, est une problématique mondiale, dont l’une des principales causes est la destruction des habitats naturels par les activités humaines. En effet, les espèces pollinisatrices peinent à trouver des espaces adaptés pour se nourrir, se reposer et se reproduire, un phénomène particulièrement marqué dans les milieux urbains très minéralisés.

Le printemps est une période critique pour ces pollinisateurs, car de nombreuses plantes n’ont pas encore fleuri, et la nourriture se fait alors plus rare. En retardant la tonte, nous offrons une source alimentaire aux butineurs, notamment nos colonies d’abeilles qui produisent le délicieux miel qui est disponible chaque automne dans les cafétérias de notre trois centres hospitaliers

Comment contribuer individuellement ?

  • Vous aussi, à la maison, pouvez aider les pollinisateurs en retardant légèrement la tonte de votre gazon, si votre municipalité vous le permet.
  • Mieux encore, vous pouvez planter des végétaux indigènes qui produisent du nectar ou du pollen. Voici une liste de végétaux suggérés par le Jardin botanique de Montréal.
  • Enfin, vous pouvez également soutenir les agriculteurs locaux qui produisent des aliments sans utiliser de pesticides. Si vous optez pour cette stratégie, bonne nouvelle : à partir du mois juin, l’IUSMM accueille chaque jeudi après-midi le kiosque de la ferme Cabru. Pour en savoir plus, consultez la section ci-dessous « Alimentation durable – Paniers bios et mini-marché ».

Pour toute autre question, contactez-nous à l'adresse suivante : developpement.durable.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Alimentation durable

Paniers bios et mini-marché à l'IUSMM

Ce projet vise à offrir au personnel du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal des produits frais, locaux et biologiques.

Chaque semaine, pendant la période estivale, un kiosque est installé dans le stationnement de l'IUSMM pour que vous puissiez bénéficier d’une relation de proximité avec un producteur maraîcher et vous approvisionner en légumes, fruits, miel et oeufs frais d’ici et de saison.  

Deux formules sont proposées par le producteur  : 

ABONNEMENTS AUX PANIERS FERMIERS

Vous pouvez vous inscrire à des paniers hebdomadaires, de juin à octobre, que vous récupérez tout simplement sur votre lieu de travail.

Coût :

  • 50 $ par panier
  • 850 $ pour la saison complète (17 livraisons)

Rendez-vous sur plateforme en ligne du « Réseau des fermiers.ères de famille » pour vous inscrire : https://www.fermierdefamille.com/fr/?q=eyJsYXQiOjQ1LjE5Mzc5NTMsImxuZyI6LTczLjMyMjUwMTZ9

MINI-MARCHÉ DU JEUDI À L’INSTITUT

Pour celles et ceux ne souhaitant pas s'engager sur la saison complète, la Ferme offrira aussi de la vente directe de ses produits sous forme de mini-marché afin d'accommoder vos besoins ponctuels en produits bios et locaux. Ouvert à tous. Aucune inscription requise. Présentez-vous seulement durant l'horaire détaillé ci-dessous.

Où  ? Dehors, à l'ouest du CHSLD Jeanne-Le Ber, près du stationnement P8

Quand ? Chaque jeudi, du début de juin à octobre, de 14 h 30 à 17 h 30 (dates exactes à venir – restez à l'affût).

Modes de paiement acceptés : Comptant, cartes de crédit et de débit.  Pensez à apporter votre sac !

Ferme partenaire : Ferme Cabru inc. de Saint-Blaise-sur-Richelieu

Voici un aperçu des beaux légumes offerts pendant la saison 2021!

 

Réduire le gaspillage alimentaire grâce à La tablée des chefs

Les services alimentaires de l’HMR, de l’HSCO et du CHSLD J.-H. Biermans donnent, de manière sécuritaire et sanitaire, leurs surplus alimentaires inévitables au programme de récupération alimentaire La tablée des chefs. Encore sains et nutritifs, ces surplus sont destinés à nourrir des gens dans le besoin, via des organismes locaux, au lieu de se retrouver à la poubelle.

Depuis décembre 2019, le service alimentaire de l’HMR a donné 206 277* portions.

De son côté, le service alimentaire de l’HSCO a donné, depuis février 2020, 39 655* portions.

Enfin, depuis octobre 2022, le service alimentaire du CHSLD J.-H. Biermans a donné 3 283* portions.

Tant qu’il y aura des surplus dans nos cuisines, des ventres seront remplis! 

*Données en date du 13 avril 2023

Les petits plats

Les troubles de santé mentale n'ont pas pris de pause pendant la pandémie. Au contraire, l'isolement social et l'anxiété créés par ce bouleversement n’ont fait qu'accentuer le problème et force est de constater qu'il y a un réel besoin en matière de soutien alimentaire depuis cette crise sanitaire.

La Fondation de l'IUSMM a donc mis sur pied le projet « Les petits plats » qui sert à fournir des repas complets, sains et gratuits préparés par les employés du service alimentaire de l'IUSMM, aux personnes seules et aux familles vivant des situations précaires.   

Visant d’abord à réduire l’insécurité alimentaire chez des gens dans le besoin, le projet vise du même coup à réduire le gaspillage alimentaire en redistribuant les surplus alimentaires.  

Depuis le lancement du projet en septembre 2021, 953 petits plats* ont été distribués.

Afin d’en faire bénéficier sa clientèle, les intervenants de l'IUSMM peuvent en faire la demande par courriel à Guylaine Marcotte : gmarcotte.iusmm@ssss.gouv.qc.ca.

Voici un petit aperçu en images!

 Mélissa Joly ou Madame Petits plats pour les intimes!

 

 Les petits plats prêts à partir!

*Données en date du 26 avril 2023

Partenariat avec le collectif bénévole Les fruits défendus

Le saviez-vous ? Certaines de nos installations ont des arbres fruitiers sur leurs terrains!

Depuis 2021, le CIUSSS de l'Est-de-l'Ile-de-Montréal collabore avec le collectif Les Fruits défendus pour la collecte des fruits sur nos terrains.

Ainsi, leurs bénévoles ont permis de récupérer 26 livres de pommes en 2021 et en 2022, 306 livres !

Le principe de leur démarche est simple : les propriétaires d'arbres fruitiers les appellent en vue d’une collecte de fruits et la récolte est partagée ou emportée en totalité par les bénévoles de l’organisation selon les besoins du propriétaire. Ainsi, nous ne gaspillons plus ces magnifiques fruits produits sur nos terrains !

Dans les années à venir, nous souhaitons continuer le partenariat, tout en utilisant dans la mesure du possible, une partie des fruits récoltés dans nos installations.

Transport et mobilité durables

Aménagement d'un abri à vélos à l'HMR

C'est au cours de l’été 2020, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, que le CIUSSS a observé un fort engouement de son personnel pour le vélo comme moyen de transport. En prévision d’un achalandage similaire, et même plus grand, au cours des prochaines années, le CIUSSS a aménagé un nouvel abri à vélos à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Les équipements actuels pour le stationnement consistent en 22 supports à vélos extérieurs répartis dans cinq emplacements, offrant autour de 100 places de stationnement au total, et en une trentaine de places intérieures, dans l'ancien stationnement souterrain.

En plus d’accroître le nombre actuel de places disponibles pour répondre à la demande, le CIUSSS a relocalisé et augmenté le nombre de places recouvertes et sécurisées. Comme l'emprunt du même chemin que les véhicules motorisés, dont des camions de livraison, était nécessaire pour accéder à l'ancien stationnement souterrain, le nouveau stationnement est situé à l'extérieur près de l'entrée des employés (nord) pour assurer un accès sécuritaire.

Un sondage a été réalisé en juin 2021 pour connaître les habitudes et intentions de déplacement des personnes fréquentant l'hôpital dans le but de proposer un scénario bien adapté au contexte.

Un deuxième sondage a été réalisé à l'hiver 2022 pour connaître l'opinion du personnel de l'HMR sur les caractéristiques à privilégier pour les futurs aménagements cyclistes. À la suite de l'analyse des résultats, les commandes des équipements ont été passées.

C'est au printemps 2022 que les travaux ont débuté et c'est en janvier 2023 que l'abri a été livré et installé.

En voici un aperçu en photos:

Pour y stationner votre vélo, veuillez simplement passer votre carte d'employé devant le lecteur magnétique prévu à cet effet.

Sécurisation des déplacements à pied en stationnement

L'objectif du projet était de sécuriser les déplacements à pied dans le stationnement nord de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont situé au coin des boulevards Rosemont et De L'Assomption.

Les enjeux suivants ayant été soulevés: déplacements à pied nombreux et dangereux, absence d'un sentiment de sécurité et de confort de la part des piétons qui l'utilisent, présence accrue de piétons vulnérables et achalandage très élevé d'entrées et de sorties véhiculaires, il était nécessaire d'envisager des solutions.

L'implantation stratégique d'aménagements piétons et de signalisation appropriée pour rendre plus sécuritaires et confortables les déplacements à pied dans le stationnement a donc été réalisée grâce à la contribution financière du Ministère des transports dans le cadre du programme du Fonds de la sécurité routière.

Voici un aperçu en photos:

Nouvelle traverse piétonne devant le Pavillon Raymond-Barcelo

Nouvelles marches au coin de la rue Châtelain et du boulevard Rosemont

Nouvelle signalisation

Nouveau marquage au sol délimitant 2 grandes allées allouées aux piétons

Bonification de l’offre en supports à vélos extérieurs

Avec l'intérêt grandissant pour le vélo à Montréal, le but du projet est de bonifier l'offre de supports à vélos extérieurs dans les sites dans le besoin afin d'encourager le transport actif et les saines habitudes de vie chez le personnel du CIUSSS.

Grâce à des visites terrain effectuées par l'équipe de développement durable, il est possible de constater les besoins de chaque site et d'établir un diagnostic.

Site #1

Le premier site ayant bénéficié d'un tel diagnostic a été l'HSCO. Ayant identifié les enjeux suivants: support saturé, plusieurs supports ne permettant pas le verrouillage sécuritaire et le stationnement de plusieurs vélos, emplacement insignifiant de certains supports, etc., les solutions suivantes ont été apportées:

  • Achat de nouveaux supports avec une plus grande capacité et permettant le verrouillage sécuritaire
  • Installation des supports à des endroits uniquement stratégiques, soit près des entrées achalandées

Au total, 45 places ont été ajoutées autour de l'installation.

Voici un aperçu des changements:

 Ajout de 3 supports à 7 places près de l'urgence

Ajout d'un support à 24 places devant l'entrée principale

Plan de gestion des déplacements

Plus de détails à venir à l'automne 2025

Stations BIXI électriques

Saviez-vous que notre organisation contribue à électrifier le réseau de vélopartage BIXI?

Grâce à une collaboration avec BIXI Montréal, des stations électriques sont installées sur le terrain de 9 de nos installations, facilitant ainsi l’accès à un mode de transport actif. 

C’est une belle façon d’encourager les déplacements écoresponsables tout en rendant nos lieux de travail, parfois plus excentrés, plus accessibles à vélo!

Voici les installations desservies : 

  • Hôpital Maisonneuve-Rosemont (collab.)
  • Hôpital Santa Cabrini Ospedale / CHSLD Dante (collab.)
  • Institut universitaire de santé mentale de Montréal / CHSLD Jeanne-Le Ber (collab.)
  • CHSLD Robert-Cliche (collab.)
  • CHSLD J.-Henri Charbonneau (collab.)
  • CHSLD Saint-Michel (collab.)
  • CHSLD Joseph-François-Perrault (collab.)
  • CHSLD Jean-Hubert-Biermans
  • CHLSD Nicolet
  • CLSC de Rosemont
  • CLSC de Hochelaga-Maisonneuve
  • CLSC Mercier-Est

Cliquez ici pour consulter la carte des stations BIXI du Grand Montréal

Vélovolt – Essais du vélo à assistance électrique pour le personnel

Notre organisation participera du 11 août au 31 octobre 2025 à la campagne Vélovolt, une initiative d’Équiterre visant à promouvoir l’utilisation du vélo à assistance électrique (VAE) pour les déplacements domicile-travail. Pendant trois mois, plusieurs membres du personnel auront l’occasion d’essayer un VAE pendant quelques jours ou semaines et de constater par eux-mêmes les avantages de ce mode de transport actif, écologique et accessible.

En participant à cette démarche, nous contribuons à la réduction des émissions de gaz à effet de serre liées au transport, tout en encourageant de saines habitudes de vie. 

Et peut-être qu’à la suite de ces essais, certain.es participant.es adopteront le VAE comme moyen de transport !

Pour en savoir plus sur la campagne : velovolt.ca

Gestion des matières résiduelles

Le terme 3RV est une abréviation de ces quatre mots qui doivent être pensé dans cet ordre de priorité.

Réduire : Cela signifie réduire à la source. Comment fait-on cela? On se pose la question : en ai-je vraiment besoin ? Est-ce qu'il existe une alternative réutilisable ? Est-ce que je peux le trouver sans ou avec moins d'emballage ? En gros, on dit souvent : le meilleur déchet, est celui que l'on ne produit pas.

Réutiliser : Ce terme se réfère au réemploi sans modifier l'objet. Réemployer c'est autant de redonner une utilité à un objet qui a déjà servi (ex: un pot de confiture que l'on garde pour ranger des choses), qu'acheter seconde main (ex: Renaissance) ou donner un objet qui peut encore servir et enfin utiliser des objets réutilisables (ex: boites de collation au lieu de sacs Ziplocs).

Recycler : On parle de recycler lorsqu'on récupère une matière usée pour la remettre dans la chaine de production et en refaire de la matière première. Acheter des items à base de matières recyclées est aussi un geste écoresponsable (ex: papier toilette en fibres recyclées post-consommation).

Valoriser : On parle aussi de valoriser lorsque l'on transforme une matière en autre chose que ce qu'elle était au départ. Par exemple, lorsque l'on récupère nos résidus alimentaires pour en faire du compost. On peut aussi dire qu'on recycle les résidus alimentaires mais comme au final comme la matière n'est plus la même, plusieurs préfèrent le terme “valoriser” (comprendre : donner une nouvelle valeur). Des exemples moins connus serait le concept d'artisans récupérateurs : ce sont des artistes qui font des objets et des œuvres d'art avec des “déchets" (exemple des objets en verre soufflé à partir de vielles fenêtres)

Maintenant plusieurs personnes aiment ajouter d'autres “R” :

Refuser : Refuser de prendre quelque chose juste parce qu'il est gratuit. Refuser des cadeaux inutiles qui prendront la poussière. Refuser un sac jetable dans une épicerie ou une paille dans un bar et se débrouiller sans.

Réparer : Prolonger la vie d'un objet en le réparant. Connaissez-vous les “Repair Café” ?

Réinventer : Ce terme se réfère plus à des changement de mode de vie. Que faire pour moins générer de déchets ? (Ex: Acheter certaines choses en vrac)

Revendiquer : Demandez des alternatives écoresponsables aux entreprises (Ex: moins d'emballage, réparable, etc.). Sensibilisez autour de vous sur le sujet du 3RV. Contactez vos élus pour faire changer les choses à un plus haut niveau.

Celui qu'il manque dans la liste c'est le “E”, du terme Éliminer. Celui-là, c'est celui qui implique que l'objet fini sa vie dans un trou (dépotoir) et qu'il y restera pendant des années à se décomposer et contaminer l'environnement. C'est celui que l'on veut éviter à tout prix. Pour le moment, certains objets sont difficilement récupérables et doivent y aller, comme la litière de chat. Mais pour tous les autres, chacun peut faire sa part, à la maison, au travail et même en voyage !

Au CIUSSS-EMTL, notre sous-comité Gestion des matières résiduelles, s'est fixé comme objectif : Intégrer l’application du principe des 3RV, soit la réduction à la source, le réemploi, le recyclage et la valorisation afin de minimiser l’élimination des matières résiduelles, en connaître la traçabilité, favoriser l’économie circulaire, réduire ainsi notre empreinte environnementale et contribuer à l’atteinte des objectifs gouvernementaux.

Mini centre de tri de l'IUSMM

Plus de détails à venir en septembre 2025

Le saviez-vous ?

Certaines matières sont assujetties à la Responsabilité élargie des producteurs (REP). La REP est un principe selon lequel les entreprises qui mettent sur le marché des produits au Québec sont responsables de leur gestion en fin de vie. Des écofrais sont compris dans les prix d'achat et cela veut dire que les consommateurs (individuels, privés ou institutionnels) n'ont pas à payer pour leur traitement en fin de vie. 

Des organismes reconnus sont mandatés par Recyc-Québec pour gérer la récupération et le traitement adéquat et recyclage de ces divers produits. 

Les piles et batteries en font partie !

Depuis plusieurs mois, nous avons souhaiter uniformiser la manière de récupérer les piles et batteries ainsi que les cartouches d'encre dans nos divers centres. 

Dans certains lieux comme les CLSC et CHSLD, c'est une tâche assez simple car il s'agit de trouver un point central de dépôt dans lequel installé un contenant sécuritaire et pratique. Aujourd'hui l'ensemble des CHSLD devrait avoir un contenant comme celui ci-bas à l'accueil. C'est un contenant rigide en plastique avec couvercle. En plus, au lieu d'acheter ces contenants nous les avons récupérés au service alimentaire pour les réutiliser pour la récupération des piles et batteries. 

Pour les CLSC, nous avons opté pour un format plus petit et leur localisation a été déterminée par les équipes sur place. Renseignez-vous !

Dans les CH, c'est un peu plus complexe, car il faut plusieurs points de dépôts et la collecte par notre récupérateur doit être soutenue par nos équipes d'hygiène et salubrité (HS) qui doivent rapatrier l'ensemble des contenants à un même endroit. Si vous travaillez dans un CH, renseignez-vous auprès de leur équipe pour connaître les divers points de dépôt.

Pour ces deux catégories de matières ainsi que l'électronique et l'informatique, nous travaillons avec Uni-Recycle, une petite entreprise québécoise qui offre un service exceptionnel.

Attention ! Il ne faut jamais mettre les piles et batteries ni dans les bacs de recyclage, ni dans les bacs de déchets biomédicaux. Ces dernières peuvent causer des incendies et ce sont des matières toxiques et polluantes qui doivent être gérées de façon très précise.

Qu'est-ce qu'un ilot de tri et pourquoi il est important de trier ?

Le tri des matières est un réflexe quotidien pour la grande majorité des montréalais.  Un îlot de tri multimatière est un ensemble de bacs permettant de récupérer séparément des matières résiduelles destinées à divers traitements.

C'est un geste important qui permet aux diverses matières de suivre le bon chemin pour qu'elles soient utilisées à leur juste valeur et réduire leur impact sur l'environnement. Par exemple, en triant les résidus de tables destinés au compostage, nous évitons une quantité importante de méthane, un gaz a effet de serre puissant et nous transformons ces résidus en fertilisant. Pour suivre le chemin d'une matière compostable, cliquez ici !

D'ailleurs, en observant les visuels de nos ilots, vous remarquerez qu’en réalité très peu de matières vont aux rebuts puisque presque toutes nos matières de la cafétéria sont soit compostables, recyclables ou consignées. Nous vous invitons donc, lors de votre prochain passage dans nos cafétéria à bien regarder les affiches et à faire le bon tri ! 

Octobre 2023 - HMR démarre le bal avec l'inauguration d'un premier ilot

Pour souligner la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD), un premier ilot est inauguré automne 2023 à HMR avec des visuels temporaires pour débuter la sensibilisation des clients de la cafétéria. Ce projet concerne autant les employés que les visiteurs et patients puisqu'il est situé au centre de l'espace, entre la grande salle de repas et les caisses.

À l'automne 2024, cet ilot s'est refait une beauté avec un tout nouveau visuel inspiré des affiches de la ville de Montréal. Dans un soucis de cohérence, un deuxième ilot de tri a aussi été installé dans la petite salle de repas de la cafétéria. Plusieurs changements et amélioration sont en cours donc restez à l'affût !

 

Septembre 2024 - Le Pavillon Rosemont, siège social de la DST, suit le mouvement

Puisque la cafétéria était plus petite et moins utilisée par la clientèle, le projet d'ilot a pris une autre tournure pour le visuel, optant pour de véritables contenants et emballages affichés au-dessous des bacs de tri. Les utilisateurs semblent bien apprécier ce type d'affichage plus ludique et réaliste…mais moins esthétique !

 

Février 2025 : c'est au tour de l'IUSMM d'emboiter le pas !

Le 5 février dernier, un nouvel îlot de tri a été inauguré à l’entrée de la cafétéria de l’IUSMM.   L’îlot a été fabriqué sur-mesure par l’équipe des installations matérielles pour répondre tant aux besoins de l’équipe des services alimentaires qu’aux objectifs de la démarche en développement durable et santé environnementale. Le lancement de cet îlot va toutefois bien plus loin qu’un simple tri de « déchets ». Il intègre un élément supplémentaire important : celui de demander aux utilisateurs de répartir leur vaisselle et plateaux sales. Ainsi, comme cela se fait ailleurs, chaque utilisateur est responsable de son tri du début à la fin.

AVANT

APRÈS

Automne 2025 - Hiver 2026 : Un ilot à HSCO pour uniformiser le tout !

Projet de rajeunissement à venir !

Ci-haut : Ilot actuel sans tri (à part le tri des contenants consignés - bac blanc et vert)

Dons de meubles pour soutenir la communauté et encourager le réemploi

Notre CIUSSS-EMTL, avec ses nombreux pavillons et sites, détient une quantité importante de meubles dont certains n'ont plus d'usage au sein de l'organisation. À titre d'exemple, suite à la pandémie, nous avons dû remplacer et entreposer de nombreuses chaises en tissu puisqu'elles n'étaient pas conforme pour la désinfection.

Alors au lieu de laisser notre mobilier prendre la poussière dans nos entrepôts, en juin 2023, l'équipe de gestion des espaces physiques et des projets spéciaux de la DST, équipe en charge de l'inventaire et des déménagement a coordonné une première vague de dons de meubles de bureaux.

Nous souhaitions que nos meubles puissent soutenir les organisations communautaires de notre vaste territoire. De Rosemont à Pointe-de-l'île, tous les secteurs géographiques ont bénéficiés de dons.

Cette première vague a permise de donner à 23 organisations, 321 meubles et équipements de bureaux. Ce dons a permis d'éviter d'envoyer 13 tonnes métriques de «déchets» à l'enfouissement.

Type de mobilier donné:

bureaux, tables, chaises, chaises de bureau, étagères, casiers, classeurs, séparateurs, babillards et bancs d’église.

Missions soutenues grâce à ces dons :

Aînés (4), Culture (2), Environnement (3), Familles (2), immigration (1), insertion socioprofessionnelle (2), Jeunesse (2), Petite-Enfance (1), Santé Mentale (3), Sécurité alimentaire (3)

Un inventaire annuel de notre gestion des matières résiduelles (GMR)

En octobre 2022, le Ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) a demandé à tous les CISSS et CIUSSS du réseau québécois de la santé de faire un inventaire de leurs pratiques en GMR. Ainsi, nous avons dû rendre des comptes sur les processus, coûts et quantités de déchets que nous générons annuellement dans nos principales installations (CH, CHSLD). Ce travail a pris plusieurs mois et a été réalisé grâce à l'analyse de factures, des rapports fournis par les partenaires et fournisseurs ainsi que des réponses fournies par les équipes terrains. L'équipe du développement durable souhaite d'ailleurs remercier de nouveau, tous ceux et celles qui ont aidé à résoudre pièce par pièce, ce grand casse-tête qu'est la GMR au CIUSSS-EMTL !

C’est une démarche très complexe puisque nous créons une quantité et une diversité importante de matières résiduelles chaque année.

Pour vous donner une idée de l’ampleur de la tâche : voici une liste non-exhaustive de nos matières :

-          Déchets ultimes (non recyclables, non compostables)

-          Recyclage mixte

-          Carton

-          Papier confidentiel

-          Déchets biomédicaux et pharmaceutiques

-          Déchets dangereux

-          Résidus alimentaires

-          Résidus de jardins

-          Matériel informatique et électronique

-          Matelas

-          Équipement de protection individuelle (EPI)

La première reddition de compte a été réalisée en automne 2022 mais ce processus sera désormais un exercice annuel. La GMR touche tous les services et directions à différents degrés vous serez donc peut-être mis à contribution ! Nous vous remercions de votre collaboration à l'amélioration et au suivi de ce dossier.

Un projet de recyclage de notre matériel électronique et informatique

En 2020, dans le cadre d'un projet de migration vers Windows 10, la Direction des ressources technologiques du CIUSSS de l'Est-de-l'Ile-de-Montréal a démarré un partenariat avec Uni-Recycle pour le recyclage de son matériel informatique. Le projet permet de donner une deuxième vie à une partie de nos électroniques ou de les recycler en toute sécurité.

Depuis 2021, le projet avec Uni-Recycle nous a permis de recycler 57 tonnes métriques de matériel. À cela s'ajoute un volet de recyclage des cellulaires avec Electrobac.

 

Uni-Recycle : un partenariat qui rejoint nos valeurs

En plus de son mandat de recyclage, l'entreprise s'est dotée d'une mission sociale en développant un volet d'insertion socioprofessionnelle via un plateau de travail en partenariat avec le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Qu'est que la REP ?

Le recyclage des électroniques au Québec se fait dans le cadre de la Responsabilité élargie des producteurs (REP) qui «attribue la responsabilité de la gestion des produits en fin de vie aux entreprises qui les mettent en marché au Québec» (Recyc-Québec).  

Le projet est en cours et sera étendu à différents services et installations au courant des prochains mois.

Un digesteur aérobie à l'HMR pour nos résidus alimentaires

Depuis janvier 2023, les services alimentaires de l'HMR utilisent un digesteur aérobie pour traiter une partie de leurs résidus alimentaires. 


 Qu’est-ce qu’un digesteur aérobie ?

Grâce à l’activité d’organismes (enzymes) thermophiles et d’une source d’électricité, cette technologie permet de réduire d’environ 80% le poids des matières organiques.   À la fin du procédé, il en ressort une poudre «digérée» communément appelé digestat, qui ressemble à une poudre brune déshydratée, ainsi que de la vapeur (tuyau d’évacuation) et de l’eau propre (au drain). Le processus fonctionne en présence d’oxygène et n’émet aucun gaz à effet de serre.  Le digestat ne pourrit pas, ne crée pas d’odeurs ni de champignons. Cette technologie permet aussi de réduire la pollution de l’eau en détournant la matière organique des eaux usées de l’hôpital. En Europe, le digestat est déjà utilisé comme matière fertilisante alors qui sait ? Un jour nous pourrions peut-être fertiliser nos espaces verts avec notre digestat ?

Ce type de technologie est bien adapté au milieu hospitalier car il permet de mettre les matières organiques en continu dans l’appareil, sans que le cycle de traitement soit perturbé ce qui est très pratique dans le cadre d’une journée de travail chargée !  

Ce projet a été mis en place grâce à un partenariat avec Synergie Santé Environnement et l’appui financier de Recyc-Québec. À l’avenir, nous espérons pouvoir en installer dans d’autres de nos plus gros sites pour faciliter la gestion écologique de nos résidus alimentaires.

La tasse

L’implantation de La tasse à la cafétéria de l’HSCO a pour objectif de réduire la production de déchets au sein de notre organisation, notamment ceux à usage unique comme les gobelets et les couvercles de café.

La tasse est une solution « zéro déchet » simple et sanitaire. On peut se la procurer contre une somme remboursable et abordable de 5$ (consigne) dans plus de 430 points de dépôt au Québec, dont plus d'une centaine à Montréal. Cliquez ici pour les découvrir.

Bien que les gobelets et couvercles jetables demeurent disponibles dans la cafétéria de l’HSCO, l’objectif à terme est de les éliminer complètement et d’élargir cette initiative aux cafétérias de l'HMR et de l’IUSMM afin qu’un maximum d’utilisateurs puisse bénéficier de cette option de rechange.

Tous les employés sont invités à contribuer à cet effort collectif en utilisant La tasse bleue proposée en cafétéria ou leur tasse réutilisable pour se procurer café ou autres boissons chaudes.

L'avez-vous déjà aperçue?

 

Crédit photo: la-vague.ca

Une presse à métal à l'HSCO pour mieux recycler

Le saviez-vous? Un des déchets qui prend le plus de place dans les bacs de recyclage des services alimentaires sont les grosses boîtes de conserve.

Une presse à métal a été installée l’automne dernier au sein du service alimentaire de l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale afin de réduire la place que prennent les boîte de conserve dans les bacs et de leur permettre de recycler le métal.

Grâce à cela, nous recevons même quelques redevances via notre partenariat avec un recycleur local.  

Que cela soit fait pour l’environnement ou pour améliorer nos opérations : tout le monde est gagnant avec ce projet !

Des croûtes de pain qui valent de l'or !

Depuis janvier 2022, l'hôpital Maisonneuve-Rosemont donne ses croûtes de pain à la champignonnière urbaine Full Pin afin de leur donner une deuxième vie et ainsi réduire le gaspillage alimentaire.

La petite entreprise locale, qui opère dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a d'abord réalisé des tests avec diverses variétés de champignons. Les tests ayant été concluants sur de petites quantités, nos croûtes se sont avérées particulièrement utiles pour la culture de pleurotes de l'orme.

Ainsi depuis le lancement du partenariat, 300 KG de nos croutes ont permis de faire pousser des pleurotes de l’orme en plein cœur de notre territoire !

Retrait des bouteilles d'eau en plastique

Le retrait des bouteilles d’eau en plastique des tablettes des cafétérias de l'HMR, de l’IUSMM et de l’HSCO vise à réduire la production de déchets, notamment ceux à usage unique, et l’utilisation du plastique au sein de notre organisation : un geste à fort impact environnemental.

Bien que des bouteilles d’eau jetables demeurent disponibles dans les machines distributrices pour le moment, cette initiative vise leur retrait définitif au sein de notre établissement à terme.

Tout le personnel est donc invité à contribuer à cet effort collectif en apportant sa bouteille réutilisable et en utilisant les fontaines d'eau mises à sa disposition. 

Bâtiment durable

Politique de gestion responsable et durable de l'eau

En 2023, une Politique de gestion responsable et durable de l'eau a été coconstruite par diverses parties prenantes (Services alimentaires, Hygiène-Salubrité et Buanderie-Lingerie, Service des installations matérielles du CIUSSS-EMTL notamment) et adoptée par la Comité de direction (CODIR). 

Pour la consulter, c'est juste ici !

Projet de décarbonation des bâtiments du CIUSSS-EMTL

Historique du projet

Le CIUSSS a entamé une démarche de décarbonation de ses bâtiments depuis plusieurs année. Ainsi, des projets d’efficacité énergétique et de réduction de nos consommations de gaz ont eu lieu dès 2005.

Depuis, les efforts faits à cette époque permettent d'économiser plus de 12 000 tonnes de GES par année !

 

Dans la continuation de cette démarche, le CIUSSS-EMTL s'est doté d'une plateforme de gestion de l’énergie 100% automatisée. Nos équipes de gestions des bâtiments ont donc désormais accès à des indicateurs de performances en temps réel et ils peuvent ainsi mieux analyser la consommation de nos bâtiments et réduire notre empreinte carbone. 

Décarbonation 2.0 

En partenariat avec Transition Énergétique Québec, le CIUSSS-EMTL a débuté un deuxième phase de projet pour la décarbonation de nos bâtiments. Le projet vise à se conformer au PEV2030, c’est-à-dire de réduire nos GES de 50% supplémentaire. 

Afin d’atteindre ces objectifs, il nous faudra identifier une panoplie de mesures pour améliorer l’efficacité énergétique de nos bâtiments.

 

Au de-là des actions plus communes comme la conversion à l’éclairage LED, l’ensemble des technologies pouvant réduire notre empreinte carbone sera étudié tel que la récupération de chaleur, la géothermie et l’optimisation des systèmes de climatisation etc. 


Le ministère de la Santé et des Services Sociaux a déjà donné son appui à ce projet d’envergure et nos diverses équipes sont déjà à l’œuvre ! L’objectif est de débuter les travaux dès 2025. 

Approvisionnements responsables

De la ferme à l’assiette : projet d’approvisionnement en légumes locaux et biologiques

Ce projet a germé dans la tête de l’équipe des services alimentaires suite à l’annonce de la Stratégie nationale d'achat d'aliments québécois pour une alimentation locale dans les institutions publiques par le gouvernement du Québec.

Il a débuté à l’été 2022 en collaboration avec deux producteurs biologiques et locaux : La Ferme de La Berceuse et la ferme Les Jardins de Mathurin, chacune située en Montérégie. Pour la première édition, les centres participants ont été l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et les CHSLD Marie-Rollet, Nicolet, Éloria-Lepage et Polonais Marie-Curie Sklodowska. Ces centres ont donc eu la chance de s’approvisionner en légumes frais en partie auprès des fermes. Au menu : poivrons, tomates, concombre, herbes et laitue biologiques entres autres.

 

Un projet comme celui-ci se prépare et réalise en équipe et c’est aussi grâce à la collaboration de la Direction de la Logistique qu’il a été possible de le réaliser. Au total, pour cette première édition, c’est 7000$ de denrées qui ont été achetés auprès des fermes.

Cette initiative se poursuivra à l’été 2023 en partenariat avec la Ferme de la Berceuse et sept CHSLD : Marie-Rollet, Nicolet, Robert-Cliche, J.H. Charbonneau, Éloria-Lepage, B.V. Rousselot et le Polonais Marie-Curie Sklodowska.

En plus de soutenir une agriculture paysanne respectueuse de l'environnement, ce sont les résidents qui seront les grands gagnants alors qu’ils auront la chance de déguster des légumes biologiques bien de chez nous!

 

Soins durables

L'environnement et la durabilité dans le réseau de la santé : Un changement de paradigme en cours

Plusieurs définitions ont été développées autour de ce concept de durabilité au sein du réseau. Ce que ces diverses définitions ont en commun ? Elles ne regardent pas la santé humaine de façon isolée mais prennent en compte l'interrelation avec l'environnement. 

Qu'est-ce que la santé durable
L'Alliance Santé Québec définit la santé durable comme suit : Un esprit sain dans un corps sain, dans un milieu de vie et un environnement sains, sur une planète en santé.

Le Réseau d’action pour la santé durable du Québec (RASDQ) utilise cette définition : La santé durable est une approche globale et tournée vers l’avenir qui prend en considération tous les facteurs pouvant influencer la santé et le bien-être individuels et populationnels tant pour les générations présentes que pour celles à venir.

Il y a d'autres manières de parler de santé de façon plus holistique. 

En voici d'autres : 
- Une seule santé (One Health) : Une seule santé est une approche transdisciplinaire qui représente l’importance de l’interdépendance des liens entre la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages ainsi que de l’environnement. Voici un diagramme ci-dessous pour illustrer cette vision.


- Santé planétaire :
La santé planétaire est une approche transdisciplinaire qui représente les relations complexes entre les êtres vivants (humains, faune et flore) et les écosystèmes dans lesquelles ils évoluent, incluant ainsi la dimension des limites de la planète et les conséquences sur l’environnement et l’humain.

 

- La santé environnementale est une discipline de santé publique qui prend aussi en compte l'environnement via les déterminants de la santé. Toutefois elle n'a pas pour vocation de questionner plus largement le système, ni notre part de responsabilité et s'en tient plus à une vision locale et territoriale que globale. De plus, le lien avec la santé des autres êtres vivant n'est pas explicitement nommé. C'est une approche plus anthropocentrique. 

L'Éco-CMDP est un comité regroupant plusieurs médecins et pharmaciens du CEMTL qui aspirent à contribuer à la neutralité carbone du système de santé, un facteur déterminant pour la santé planétaire.

Pour atteindre cet objectif, l’Éco-CMDP veille à promouvoir une pratique médicale respectueuse des enjeux environnementaux, en proposant des formations sur les bonnes pratiques et en encourageant l'implication de ses membres dans des projets verts pour le CEMTL.

Conscients des liens étroits entre la santé humaine et celle de la planète, l'Éco-CMDP souhaite entreprendre divers projets en collaboration avec l'équipe du développement durable, visant à promouvoir des soins durables et à améliorer les pratiques, notamment dans les unités de soins intensifs, dans les pharmacies ou encore en médecine communautaire.

Pour faire avancer les actions qui encouragent les cliniciens et les professionnels de santé à limiter leur empreinte écologique, plusieurs sous-comités ont été constitués :

Gestion des matières résiduelles

Salles d’opération

Hémodialyse

Soins intensifs

Pharmacie

Médecine communautaire

Mobilité durable

Vous souhaitez obtenir plus d'informations ou vous engager dans l'un d'entre eux à titre de médecin ou de pharmacien ?

Contactez le président de l’Éco-CDMP :

Bernard Mathieu, MD

Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Département de médecine d’urgence

bernard.mathieu.med@ssss.gouv.qc.ca

POUR UNE UTILISATION ADÉQUATE DES GANTS NON STÉRILES !


HISTORIQUE DE LA CAMPAGNE MONDIALE

  • 2018 : La campagne « The Gloves are Off ! » est lancée au Royaume-Uni, avec pour message de diminuer notre consommation de gants, en les utilisant mieux et surtout en privilégiant un bon lavage de main. 
  • 2023 : Lancement en Colombie Britannique puis en Belgique sous le nom « Utilisation des gants rationnelle, c’est essentiel ». Au Québec un groupe multidisciplinaire se penche sur la traduction et l’adaptation de la campagne pour le contexte québécois 
  • 2024 : Lancement dans la région de Toronto. Le CIUSSS-EMTL se joint également au mouvement !

IMPACT ENVIRONNEMENTAL DU PROJET

 

Saviez-vous qu’en 2023, notre consommation de gants de nitriles non stériles s’élevait à 77 956 625 paires? Cela correspond à environ 50 gants usagers et plus de 4 000 000 $ dépensés !

L’impact carbone d’un seul gant en nitrile équivaut à près de 4 fois celui d’un lavage de mains de 20 secondes et 10 fois l’utilisation de 3mL de solution hydroalcoolique.


En gaz à effets de serre (GES), ce nombre de gants correspond à environ 5 500 tonnes métriques de CO2 équivalent soit 5 000 vols aller-retour Montréal - Punta Cana ! 

 

 

Cette surutilisation constitue un gaspillage des ressources, puisque nos gants en nitrile finissent tous à l’enfouissement car ils sont très coûteux à recycler. En effet, cela nous coûterait le double des coûts d’achat, soit environ 7,7M$ annuellement, pour recycler tous ces gants. 

 

 

ENGAGEMENT DE NOTRE ORGANISATION
 

En 2024, notre organisation se joint au mouvement mondial sur l’utilisation adéquate de ces gants dans le cadre de la campagne « Les gants, pas tout le temps ! ».

Voici l’affiche qui est utilisée pour sensibiliser le personnel. Avec cet outil, découvrez lorsque l’utilisation des gants non stérile est requise ou non! 

RÉSULTATS ESPÉRÉS

Au Great Ormond Street Hospital à Londres, après 1 an de projet, les retombées ont été significatives : 21 T.M. de déchets en moins ont été générées, et plus de 170 000$ ont été économisés.

De plus, on a constaté une diminution des cas de dermatites liées à la surutilisation des gants et les patients ont témoigné d’une perception améliorée des soins grâce à une approche plus humaniste.

Au CIUSSS-EMTL, nous espérons obtenir des résultats similaires, tel que : 

  • Des économies importantes;
  • Une réduction des déchets;
  • Une réduction des risques de transmissions en lien avec les gants contaminés;
  • Une approche humaniste renforcée et une qualité accrue des relations avec les patients;
  • Et évidemment, le développement graduel d’une culture soins durables au CIUSSS-EMTL !

 

PROBLÉMATIQUE

Selon un rapport de l’OMS, les changements climatiques représentent la plus grande menace pour la santé dans le monde au 21e siècle. Parallèlement, le système de santé canadien est responsable de 4,6% des gaz à effet de serre (GES) au Canada. Parmi les contributeurs significatifs à ces émissions figurent les aérosol-doseurs. Ces inhalateurs, pourtant conçus pour améliorer la santé pulmonaire des usagers, émettent des gaz qui, à long terme, peuvent favoriser ou exacerber des maladies respiratoires existantes. Par exemple, un seul dispositif de salbutamol contenant 200 doses équivaut à un trajet en voiture de 580 km, soit la distance entre Montréal et New York.

OBJECTIFS DU PROJET
• Collecter et recycler les inhalateurs usagés ;
• Diminuer l’empreinte écologique associée à l’utilisation de ces produits ;
• Traiter les substances de manière sécuritaire et écoresponsable.

Phase 1 : RECYCLAGE DES DISPOSITIFS D’INHALATION (implanté à HMR été 2024)
Nous avons implanté des boites à plusieurs endroits clés à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont pour la récupération des dispositifs d'inhalation à des fins de recyclage avec Go Zéro Recycle. Cette première étape est clé pour démarrer rapidement de réduire notre impact environnemental. Avant d'utiliser ces boites les inhalateurs finissaient aux rebuts ou aux déchets biomédicaux, relachant ainsi les doses non-utilisées dans l'atmosphère. Désormais nous pouvons être fiers de le mettre au bon endroit pour un recyclage du gaz, du métal et du plastique.

Phase 2 : RÉUTILISATION DES AÉROSOLS-DOSEURS (en cours de déploiement)
Les inhalateurs principalement utilisés dans des contextes aigus, tels que les urgences en cas de difficultés respiratoires. Cependant, considérant que leur consommation est éphémère, ils sont fréquemment jetés alors qu’ils contiennent encore plusieurs doses, parfois même la grande majorité des doses est gaspillée. Une procédure, inspirée de ce qui se fait déjà à l'hôpital Ste Justine, a été travaillée avec le soutien de la PCI afin de permettre de réduire le gaspillage des doses non-utilisées en offrant un cadre sécuritaire pour leur réutilisation.

Phase 3 : PRIORISER L'ACHAT DES AÉROSOLS-DOSEURS MOINS POLLUANTS (à venir prochainement)
Dans une optique de cohérence de notre démarche de réduction des GES autour de l’utilisation des inhalateurs. Pour une même molécule, le choix de l’inhalateur peut avoir un impact significatif sur l’empreinte carbone. Par exemple, le salbutamol en aérosol-doseur « Ventolin 100 » produit 28 200 g de CO2, tandis que l’aérosol-doseur « Airomir » en génère trois fois moins, soit 9 720 g de CO2. De plus, pour le salbutamol en poudre sèche, comme le « Ventolin » en Diskus, l’empreinte carbone est réduite de vingt-sept fois, atteignant seulement 600 g de CO2.

IMPACTS DU PROJET

  • Réduction de notre empreinte écologique liée à l’utilisation de ces dispositifs :
    • Représente une moyenne d’environ 994 kg1 de CO2 par boîte remplie ;
    • Diminution des déchets envoyés dans les sites d’enfouissement.
  • Économies financières sur les achats d’aérosols-doseurs pour salbutamol et ipratropium
  • Optimisation des ressources et réduction du gaspillage en favorisant l’ensemble des doses disponibles dans les aérosols-doseurs
  • Un projet mobilisateur pour les professionnels de la santé : tous sont invités à y contribuer
  • Sensibilisation des équipes et des professionnels quant à notre impact environnemental et création/renforcement d’une culture “Soins durables” au CIUSSS-EMTL
  • Faire du CIUSSS-EMTL un modèle pour les autres établissements
  • Renforcement de l’image et de l’engagement environnemental du CIUSSS-EMTL
  • Éducation des usagers et du public

Ce projet a été réalisé grâce à la collaboration des équipes d'inhalothérapie, de la pharmacie, du développement durable et des membres engagés de l'Éco-CMDP.

Le volet HMR du projet Inhalaction a été rendu possible par le généreux soutien de la Fondation HMR.

Depuis septembre 2024, le CLSC de l'Est-de-Montréal innove pour réduire son empreinte environnementale. Comment ? En remettant en question une pratique bien ancrée : l’utilisation du papier sur les tables d’examen et les civières entre chaque nouveau patient. 

Ce projet, initié par l’Éco-CMDP et mené en collaboration avec les équipes de soins du CLSC, de la Prévention et du contrôle des infections, ainsi que du développement durable, a émergé à la suite de deux constats importants. 

Un coût environnemental élevé … 
 

Tout d’abord, une quantité importante de rouleaux était utilisée au CLSC, soit plus de 15 kilomètres de papier d’examen par an. Malheureusement, toute cette matière était jetée à la poubelle et éliminée par enfouissement après chaque utilisation, car ce volume trop important n’était pas pris en charge par les collectes municipales. 

...mais peu d’efficacité sur le plan de l’hygiène 

De plus, cette mesure présente peu d’utilité pour protéger les patients des infections. En réalité, c’est le nettoyage des surfaces avec des lingettes désinfectantes entre chaque visite — une mesure déjà en place — qui garantit la propreté.  

En résumé, des quantités importantes de déchets étaient créées inutilement !   

Face à ces constats, le CLSC a décidé de retirer le papier d'examen, sous certaines conditions. Par exemple, si la surface de la table est endommagée ou si les patients se sentent inconfortables en raison de certaines interventions, il est possible de conserver le papier.  

PROCÉDURE DE DÉSINFECTION DES TABLES D'EXAMEN

En résumé, comme l'explique l'instigateur du projet, Dr Pierre de Ruffray :  

« Le retrait du papier des tables d'examens est l'exemple d'un projet simple, réaliste et ancré dans notre réalité médicale. Ce projet est basé sur la pertinence des soins et l'absence de données probantes soutenant l'utilisation du papier à des fins hygiéniques, et sur la vision planétaire de la santé qui, en intégrant notre environnement aux soins, nous pousse à réduire notre consommation à la source. Nous espérons que cette expérience, [...], sera concluante pour pouvoir l'étendre à d'autres points de service du CIUSSS. » 

Vous travaillez dans un CLSC ? Vous souhaitez modifier vos pratiques pour réduire le gaspillage de papier tout en maintenant des normes élevées de propreté et de sécurité pour notre clientèle et notre personnel ?  Contactez-nous à l’adresse suivante : developpement.durable.cemtl@ssss.gouv.qc.ca