Arrêtez-vous 5 minutes par jour; c’est le temps de prendre soin de vous

Le Défi 100 jours, c’est un moment que vous prenez pour vous. Durant ces quelques minutes, que ce soit en auto, en vous lavant les mains ou en marchant, demandez-vous Comment je vais aujourd’hui?.
L'objectif est de prendre conscience de son état actuel. Que nous ayons une bonne ou une mauvaise journée, ressentir et nommer nos émotions peut faire la différence. C’est normal de ne pas toujours bien aller. L'idée est plutôt d’accepter ce que l’on ressent.
On ne sait pas quand la pandémie va se terminer. Ce que l’on sait, c'est que la vaccination contre la COVID-19 va bon train. Dans 100 jours, les personnes les plus vulnérables seront probablement vaccinées. De plus, ça prend plusieurs semaines pour intégrer une nouvelle habitude dans notre vie de tous les jours.
Chaque semaine, pendant 12 semaines, nous vous proposons d’explorer une dimension du bien-être :
- physique
- mentale
- sociale
- émotionnelle
- spirituelle
Le but est de diminuer le stress au quotidien, de vous faire du bien, autant à vous qu’à votre entourage. Il n’y a aucune obligation. Vous pouvez joindre le défi quand bon vous semble.
Le Défi 100 jours vous présente chaque semaine une thématique, une activité et des ressources pour aller plus loin. Au fil des semaines, vous trouverez l’information dans l’intranet, le topo COVID, et le journal interne LeFil.ca.

Prêt à relever le défi?

Question de la semaine : Que suis-je en mesure d’offrir pour contribuer au bien-être autour de moi ?
C’est prouvé, contribuer au bien-être, c’est aussi recevoir. Cela crée chez nous des émotions positives, un sentiment d’utilité, une satisfaction, une amélioration de l’estime de soi, un plus grand sens de la vie. Des éléments qui nous permettent de nous sentir mieux dans nos vies.
Pour faire preuve de générosité, il n’est pas nécessaire d’agir en sauveur. Les gestes les plus simples sont parfois les plus porteurs : offrir notre écoute, notre sourire, un bonjour bienveillant, des remerciements.
Investir de notre temps dans des activités de bénévolat accroît l’impact de notre générosité sur la communauté et fait du bien au moral. Les centres d’actions bénévoles ont toujours besoin de personnes prêtes à offrir un petit coup de main, et ce, même pendant la pandémie. Au-delà des activités bénévoles des organismes, en ouvrant les yeux sur notre environnement, nous pouvons trouver plusieurs façons d’offrir notre soutien autour de nous. Par exemple, en proposant à nos voisins plus âgés de faire l’épicerie ou en prenant une marche avec notre voisine qui vit seule.
La solidarité et la gentillesse sont des antidotes à la déprime et sont contagieuses ! En donnant au suivant, nous sommes une source d’inspiration et c’est le début d’une chaîne positive pour tous.
Activités
Voici quelques suggestions de petits gestes qui peuvent faire une différence pour vous et autour de vous :
- Offrir notre écoute attentive, sans interrompre, sans juger, sans conseiller, juste être là est un cadeau pour bien des gens.
- Remercier et reconnaître l’apport positif des gens autour de vous, pour de petites ou de plus grandes choses, pour leur présence tout simplement.
- Envoyer un texto, écrire un petit message ou appeler un collègue ou un proche.
- Prendre des nouvelles de vos voisins.
- Proposer une marche à un ami ou un voisin qui vit seul.
- Sourire ! Même si celui-ci est dissimulé derrière votre masque, vos yeux souriront !
Rédaction : Marthe Rocheteau , Psychosociologue et coach
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
www.allermieuxamafacon.ca ou outil version PDF - Application d’autosurveillance « Prendre le pouls de son bien-être »

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous vivons tous des problèmes plus ou moins grands. Parfois, nous souhaitons que le problème disparaisse par lui-même alors que reconnaître son existence est le point de départ pour permettre sa résolution.
Accepter une difficulté, ce n’est pas se résigner, c’est reconnaître que la situation est hors de notre contrôle. Il s’agit donc de regarder les faits, nos émotions et nos pensées reliées à la situation. Cette étape permet souvent de changer notre regard et de rendre celle-ci moins difficile. Par la suite, nous cherchons des solutions et pouvons développer plusieurs plans A, B, C pour améliorer la situation.
Parler de nos difficultés avec une personne de confiance permet de réduire le stress et d’apaiser la charge émotionnelle. C’est aussi une occasion de mieux définir le problème, de le regarder différemment et d’explorer d’autres solutions.
Notre façon de penser fait parfois obstacle au dénouement d’un problème. Nous pouvons nous entrainer à changer notre discours intérieur en prenant conscience des éléments peu rationnels qui y sont présents. Et parfois, lorsque c’est trop difficile, nous avons alors besoin d’une aide plus spécialisée pour passer au travers.
Aller chercher de l’aide est un signe de courage ! Consultez les ressources d'aide offertes aux employés et à leur famille.
Rédaction : Marthe Rocheteau, psychosociologue et coach
Activité de la semaine
Voici quelques questions utiles à se poser pour prendre du recul et modifier notre discours intérieur face à nos difficultés :
- Quels éléments de la situation sont vrais ?
- Quels sont les faits que je n’ai pas pris en compte ?
- Qu’est-ce que je ressens face à cette situation ?
- Quelles sont mes pensées à propos de celle-ci ?
- Quel est le discours que j’ai sur moi dans cette situation ?
- Dans quelle mesure mes pensées sont-elles exagérées ?
- Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire ?
- Et si le pire arrivait, que se passerait-il après ?
- Dans quelle mesure cela risque-t-il de se produire ?
- Est-ce que je me déprécie pour une situation dans laquelle je n’ai pas de contrôle ?
- Et si cela arrivait à mon meilleur ami, qu’est-ce que je lui dirais ?
- Dans le passé, qu’ai-je fait dans une situation similaire ?
- Quels sont les apprentissages effectués qui pourraient me servir aujourd’hui ?
- À qui puis-je en parler pour me soutenir face à cette difficulté ?
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
www.allermieuxamafacon.ca ou outil version PDF - Application d’autosurveillance « Prendre le pouls de son bien-être »
À lire dans Le Fil
- Avoir des compétences pour s’adapter à la COVID, billet de blogue de Robert-Paul Juster, neuroscientifique au Centre de recherche de l’IUSMM

Question de la semaine : Qu’est-ce que je fais pour prendre soin de ma vie intérieure ?
La force de notre esprit peut renforcer notre sentiment de sécurité et contribuer à notre bien-être. Ainsi, en développant nos capacités à nous émerveiller, en entretenant l’espoir et le sens de la vie, en consacrant du temps à notre vie spirituelle (ex. : croyances, religions, méditation) nous renforçons notre santé mentale et notre capacité à faire face aux défis.
Cultiver la pleine conscience
C’est entraîner notre esprit à être pleinement attentif à « l’ici et maintenant », c’est-à-dire aux sensations, aux pensées et émotions qui se présentent à nous, et ce, avec empathie, sans jugement. On peut l’exercer par la méditation, mais aussi de manière informelle dans les activités quotidiennes en étant pleinement présent à ce que nous faisons et ce qui est là.
Cultiver la capacité d’émerveillement et la gratitude
C’est pratiquer notre capacité de reconnaître et d’apprécier ce qu’il y a de merveilleux autour de nous, soit la vie sous toutes ses formes. C’est aussi être reconnaissant pour les éléments positifs de nos vies, les petites choses du quotidien que nous apprécions.
Donner un sens à la vie
C’est à la fois donner une signification à notre vie et à la fois lui donner une direction. C’est créer un mouvement vers quelque chose qui est important pour nous, et agir en conséquence.
Rédaction : Marthe Rocheteau, psychosociologue et coach
L'activité de la semaine
Voici deux exercices pour pratiquer la pleine conscience et la gratitude au quotidien.
- Une fois par jour, essayez de prendre votre douche, de boire votre café ou votre verre d’eau, comme si c’était la première fois, en vous concentrant entièrement sur les sensations que vous vivez.
- Chaque soir, prenez quelques minutes pour noter 3 éléments positifs, 3 éléments qui vous ont fait sourire, qui vous ont fait rire, qui vous ont satisfaits, enthousiasmés, touchés et que vous êtes reconnaissant d’avoir vécu.
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
www.allermieuxamafacon.ca ou outil version PDF - Application d’autosurveillance « Prendre le pouls de son bien-être »
À lire dans Le Fil
- Prendre soin de sa spiritualité, billet de blogue de Salimata Sall, travailleuse sociale au centre de crise Résolution

Question de la semaine : Est-ce que je respecte mes limites?
Faire respecter nos limites, c’est se protéger de l’envahissement généré par notre environnement ou par nous-mêmes.
Avez-vous de la difficulté à dire « non » ? Non, quand un ami vous demande un service, quand on vous offre de l’aide, quand votre supérieur vous donne des tâches supplémentaires alors que vous vous sentez déjà débordé… Avez-vous tendance à vous surpasser et ne pas écouter vos sentiments et les signes de fatigue que votre corps vous envoie ?
Si tel est le cas, vous avez probablement de la difficulté à mettre vos limites et à les respecter. Il est évident qu’il est presque impossible de toujours respecter ses limites. Ce n’est pas une chose facile dans une société de performance où il est plutôt mal vu d’admettre que nous avons des limites. Nous sommes souvent félicités lorsque nous acceptons tout sans nous plaindre.
Cette difficulté à dire « non » provient souvent d’une peur, comme la peur de décevoir, de ne pas être aimé ou d’être rejeté. Nous avons tendance à croire que nous avons quelque chose à perdre (amitié, argent, estime de l’autre, promotion, etc.). Avant de comprendre que nous avons dépassé nos limites depuis trop longtemps, plusieurs personnes se rendent malades, deviennent irritables. En respectant nos limites, nous avons beaucoup à gagner, dont une meilleure santé et un plus grand bien-être intérieur.
Prendre soin de soi et respecter ses limites, cela s’applique dans les différentes sphères de notre vie : au travail, dans notre couple, avec nos amis et la famille. Quand on travaille en relation d’aide et qu’on prend soin des autres presque chaque jour, il est important de se respecter et de ne pas s’oublier pour continuer d’être en mesure d’aider.
Activité de la semaine
Six stratégies à essayer :
- Se rappeler que c’est correct de dire non.
- Exprimer clairement nos capacités et nos limites aux gens qui nous entourent. Il est essentiel d’apprendre à s’affirmer.
- Identifier les raisons qui nous empêchent de respecter nos limites dans chaque contexte de votre vie afin de déterminer des moyens d’y arriver.
- Discuter avec ses collègues des situations qui nous ont fait vivre des émotions désagréables afin de pouvoir les déposer et revenir à la maison la tête et le cœur tranquille.
- Accepter de faire moins sans se sentir coupable
- Se faire une liste de priorités des tâches à accomplir dans une journée de travail. Cela aidera à se concentrer sur le plus important. Parfois, quand on se sent submergé, on s’accroche à des détails moins importants.
Saviez-vous que le meilleur « limitomètre » est notre corps ?
Le corps est le messager le plus fidèle de nos émotions. Lorsque nous vivons une situation qui nous dérange, qui nous fait vivre une émotion négative ou que nous sommes au bout du rouleau, notre corps va nous transmettre l’information. Il se peut que nous ayons mal à la tête, des brûlements d’estomac, une grande fatigue, de l’insomnie, etc. Chaque personne réagit différemment. Il est donc important d’écouter les signaux qui nous indiquent que notre limite a été atteinte. Notre corps nous envoie des messages : prends soin de toi, écoute tes vrais besoins, dis non à toutes tentatives d’abus ou d’envahissement de la part des autres, dis non à une surcharge de travail, et surtout n’accepte jamais ce qui est inacceptable pour toi. (Source : louisecote.com)
Pour aller plus loin
- S’écouter pour se sentir mieux, outil pour devenir plus attentif à notre dialogue intérieur PDF
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon » conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
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À lire dans le Fil
- Gloire ou bien-être : des héros qui respectent leurs limites, billet de blogue de Isabelle Ouellet-Morin, chercheuse au Centre de recherche de l'IUSMM.

Question de la semaine : Quelle permission vais-je m'offrir pour recharger mes batteries ?
Pour éviter la souffrance et le sentiment d'impuissance face aux nombreux défis, nous jouons parfois au superhéros en nous exigeant d’être fort, performant, sans failles et sans peur. Si l’intention est louable, être trop exigeant avec nous-mêmes finit par épuiser nos batteries physique et mentale.
Plusieurs stratégies aident à réduire la pression, ainsi qu’à maintenir et augmenter notre niveau d’énergie :
- Se reposer et dormir suffisamment.
- S’offrir des pauses régulièrement dans notre journée.
- Observer notre respiration ainsi que les sensations dans notre corps, nos pensées et nos émotions.
- S’offrir un moment pour faire une activité agréable qui suscite d’autres compétences que celles exercées dans le travail (sport, activité créative, cuisine, etc.).
- Cultiver l’autocompassion, particulièrement lorsque nous nous sentons inadéquats ou en souffrance.
L’autocompassion, c’est être gentil et compatissant avec soi-même comme nous le serions avec un bon ami.
Les 3 composantes de l’autocompassion sont :
- La pleine conscience : être conscient de la souffrance pendant qu’on la vit. Accueillir nos émotions difficiles sans les exagérer ou les repousser.
- L’humanité commune : reconnaître que la souffrance est une expérience partagée par tous les humains et qu’elle fait partie de la vie.
- La bienveillance : se traiter avec gentillesse et compréhension, plutôt que de se juger sévèrement.
Offrons-nous du doux et du bon pour garder nos batteries chargées et ainsi continuer d’offrir empathie et soutien autour de nous.
Marthe Rocheteau Psychosociologue et coach
Vivez une pause d'autocompassion avec une de nos expertes
Activité de la semaine
Voici un exercice à pratiquer régulièrement pour développer notre autocompassion : « Se mettre dans la peau de… »
Imaginez que votre meilleur ami vit la même situation difficile que vous vivez actuellement.
- Que diriez-vous à votre ami dans cette situation ?
- Que feriez-vous pour aider cet ami ?
De plus, vous seriez probablement compréhensif et présent pour lui en lui disant des choses comme :
- « Je comprends, cela semble difficile. »
- « Beaucoup de personnes vivent cela, surtout actuellement. C’est normal. »
- « Je suis là, tu n’es pas seul. »
- « Je vais prendre soin de toi. »
- « Que puis-je faire pour t’aider ? »
Essayez-le!
Saviez-vous que?
Saviez-vous qu'il est recommandé de s’accorder une pause toutes les 2 heures lorsqu’on travail devant un ordinateur. Passer trop longtemps devant son écran d’ordinateur peut causer de la fatigue visuelle, des maux de tête et des troubles de vue. (Passeportsante.net)
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
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À lire dans Le Fil
- La pleine conscience – ça aide vraiment ?, billet de blogue de Tania Lecomte, professeure titulaire en psychologie à l’Université de Montréal, chercheuse séniore au Centre de recherche de l’IUSMM et psychologue

Question de la semaine : En quoi mes routines quotidiennes me donnent-elles de la puissance ?
Chez l’adulte comme chez l’enfant, répéter des gestes chaque jour, souvent à la même heure et dans le même ordre, est une grande source de sécurité. En rendant automatiques plusieurs gestes du quotidien, nous limitons les situations où l’on doit faire des choix et nous gardons cette énergie pour des actions qui demandent plus d’efforts et d’attention. Avoir des routines, c’est donc libérer notre cerveau pour ce qui est vraiment important pour nous.
Dans une période d’incertitude, les routines contribuent à conserver une bonne santé mentale, en préservant notre sentiment de contrôle et notre besoin de prévisibilité.
Que nous voulions créer une routine du matin pour mieux partir la journée, du soir pour mieux nous reposer ou marquer le passage du travail à la vie personnelle par un rituel, voici quelques éléments à garder en tête :
- Garder cela simple et réaliste : nous cherchons ce qui nous simplifie la vie, ce qui répond à nos besoins et qui est facile à mettre en place.
- Être constant : les nouvelles habitudes deviendront instinctives par la répétition.
- Être flexible : la routine est un outil. Face aux imprévus, nous nous adaptons.
Marthe Rocheteau, psychosociologue et coach
Activité de la semaine
Voici quelques suggestions d’activités pouvant être intégrées à vos routines.
Routine du matin
- Savourer le silence
- Faire une activité physique
- Écrire
Routine du soir
- Préparer ses affaires pour le lendemain
- Lire
- Éteindre les écrans 30 minutes avant le coucher
- Méditer
- Dessiner ou colorier
Routine de transition entre le travail et la vie personnelle
- Fermer et ranger le matériel de travail (si télétravail)
- Sortir faire une promenade ou faire une activité physique
- Prendre de profondes respirations
- Changer de vêtements
À partir de ces suggestions, quel est le plus petit pas que je peux faire dès aujourd’hui pour améliorer mes routines quotidiennes ?
Saviez-vous que?
Saviez-vous que si nous sommes convaincu d’avoir passé une bonne nuit, même si nous n’avons en réalité pas bien dormi, cela améliorera nos performances.
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
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À lire dans le Fil
- Nos activités physique quotidiennes ont un impact sur notre santé mentale, entrevue avec Catherine Briand et Nadine Larivière, ergothérapeute.

Question de la semaine : Quel est mon point d'équilibre?
Dans le contexte actuel, il peut être difficile de maintenir un équilibre de vie et de respecter nos limites. Le point d’équilibre diffère d’une personne à l’autre. Cependant, maintenir notre point d’équilibre pour concilier nos vies personnelle et professionnelle est important pour chacun de nous.
Prendre un temps d’arrêt
Prendre un temps d’arrêt, c’est examiner nos façons de faire, notre niveau d’énergie, nos besoins et nos attentes envers nous-mêmes. En faisant ainsi le point sur notre situation, nous pouvons ensuite définir des moyens pour l’améliorer. Alléger notre quotidien en respectant notre niveau d’énergie nous permet de prendre conscience de nos capacités, de faire preuve de flexibilité en diminuant nos exigences et de redéfinir nos priorités en choisissant nos batailles. Cela permet également de diminuer la charge mentale de la gestion du foyer au quotidien. Prendre un temps d’arrêt, c’est aussi s’offrir un espace pour choisir ce qui est bon pour nous et, par la suite, offrir le meilleur autour de nous.
Créer des liens solidaires
S’il est nécessaire d’établir des limites entre nos vies personnelle et professionnelle, il est aussi possible de créer des liens solidaires. Par exemple, en partageant une histoire de vie personnelle avec nos collègues et supérieurs, nous augmentons nos chances d’être soutenus dans ce que nous vivons. Nous offrons également aux autres la possibilité d’oser être eux-mêmes. Ainsi, tisser des liens entre nos vies personnelle et professionnelle permet également de maintenir notre point d’équilibre.
Marthe Rocheteau, Psychosociologue et coach
Activité de la semaine
Voici 6 éléments de réflexion à utiliser durant votre temps d’arrêt. Question de passer à l’action, un pas à la fois.
- J’évalue mon niveau d’énergie : où se situe mon niveau d’énergie sur une échelle de 1 à 10 (10 étant le maximum d’énergie) ?
- Je choisis mes batailles : je choisis les activités quotidiennes qui sont prioritaires, que je ne peux repousser ou déléguer. Et quand je peux, je délègue.
- Je diminue mes exigences envers moi-même pour accomplir des tâches ou activités.
- Je m’autorise à ralentir et à être moins dans l’action.
- Je suis indulgent avec moi-même quand cela ne va pas aussi vite ou aussi bien que ce que j’avais planifié. 6- Je me questionne sur mes besoins pour augmenter mon niveau d’énergie et me sentir mieux. 7- Je planifie des moments pour moi et pour mon couple.
- Je communique mes besoins à mes proches.
Saviez-vous que?
Saviez-vous que, dans les années 1980, la conciliation travail-famille était considérée comme un problème féminin ?
La conciliation travail-famille fait partie des préoccupations des Québécoises et Québécois depuis toujours, mais elle n’a été inscrite dans les priorités gouvernementales que depuis 2006 grâce au plan d’action de la politique gouvernementale Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait.
Source: Ici, on concilie travail et famille. Coopérative de Services à domicile. Koevä.
Pour aller plus loin
- Article Tougo.ca Concilier travail-vie perso
- Article savourer.ca 10 astuces pour se simplifier la vie en cuisine
- Entrevue Radio-Canada.ca Télétravail et conciliation travail-famille
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon » conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure. http://www.allermieuxamafacon.ca ou outil version PDF
À lire dans le Fil
- Affronter la tempête de la charge mentale, billet de blogue de Mélanie Lavoie-Tremblay, professeure, chercheure au CR-IUSMM et infirmière

Question de la semaine : Est-ce que j’aurais intérêt à améliorer certaines habitudes de vie?
Prendre soin de son corps, c’est essentiel. Les bienfaits sur notre santé sont nombreux. En plus de nous permettre d’être en meilleure santé et de prévenir certaines maladies, cela nous permet d’être rempli d’énergie, plus concentré et plus productif.
Au niveau de notre bien-être, on est aussi gagnant sur toute la ligne. En effet, inclure des habitudes saines chaque jour peut nous aider à ressentir un état de bien-être, tout en contribuant à se sentir plus heureux et plus connecté.
Trucs
Voici quelques saines habitudes de vie qui pourraient être adoptées chaque jour pour mieux prendre soin de son corps :
- Être actif
- Manger des aliments nutritifs
- Manger lentement et de façon consciente (limiter les distractions et la télévision)
- Être à l’écoute de ses signes de faim et de satiété
- Dormir suffisamment
- Boire de l’eau
- Cesser de fumer
- Apprendre à gérer son stress
- Planifier des moments de relaxation (respiration, yoga, méditation, bain, massage, lecture, etc.)
- Prendre des pauses d’écran (téléphone portable, ordinateur, tablette, jeux vidéo, télévision, etc.)
- Consulter un professionnel pour prendre soin de nos petits bobos (massothérapeute, physiothérapeute, ostéopathe, acupuncteur, etc.)
Activité de la semaine
Cette semaine, choisir un aspect qu’on désire introduire pour prendre soin de son corps et trouver un moyen réaliste de l’intégrer à son quotidien.
Par exemple,
- sortir marcher le matin, avant de débuter le travail
- mettre à l’horaire un moment à 20 h chaque soir pour lire
- à chaque dîner, manger loin de l’ordinateur et prendre le temps de goûter chaque aliment de son repas
- apporter une bouteille d’eau au travail et boire une bouteille complète le matin, puis une autre complète en après-midi
- cesser d’utiliser tous les écrans au moins 30 minutes avant de se coucher
Saviez-vous que?
Saviez-vous que l’activité physique des effets particulièrement intéressants sur la réduction de l’anxiété et de la dépression?
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
www.allermieuxamafacon.ca ou outil version PDF - Capsule «Même les héros doivent se détendre »
- Tougo, qui inspire les Québécois à poser au quotidien des gestes simples pour trouver le plaisir de vivre plus sainement.
À lire dans le Fil
- Faire de l'activité physique pour la santé mentale ? Billet de blogue de Paquito Bernard, professeur en sciences de l’activité physique à l’UQAM et chercheur au Centre de recherche de l’IUSMM.
- Changer la façon de voir l'activité physique, entrevue avec Ahmed Jérome Romain, professeur à l’École de kinésiologie et chercheur au Centre de recherche de l'IUSMM
- Ça bouge au SAD !

Est-ce que j’aurais avantage à voir les choses de façon plus positives, plus nuancées?
Cultiver les émotions positives ne signifie pas de jouer à l’autruche et d’ignorer les difficultés ou les peines que nous vivons, mais plutôt de tenter de les approcher avec plus de nuance, de douceur, de bienveillance et de compassion.
Nos émotions face à événement peuvent être différentes selon notre façon de l’appréhender et de le percevoir. Faire une place consciente à une perception plus nuancée et plus douce nous permettrait de vivre plus longtemps et en meilleure santé physique et psychologique que lorsque nous nous centrons sur le négatif.
Pour composer avec une situation difficile, nous pouvons essayer de :
- prendre du recul en regardant le portrait global plutôt que tous les petits détails
- garder à l’esprit nos bons coups, nos réussites, nos capacités et nos ressources personnelles
- se centrer sur le moment présent (éviter de ruminer le passé et d’anticiper le futur)
- s’accorder une pause, un moment d’arrêt pour se centrer sur notre respiration ou pour bouger
- avoir de la compassion à l’égard de soi-même et des autres
- exprimer notre reconnaissance auprès des gens qui nous font du bien
- manifester notre gratitude envers les moments positifs
- s’entourer d’éléments qui nous font du bien : des gens, des événements, un milieu de vie, une décoration, des photos, etc.
Activité de la semaine
Cette semaine, essayer un ou plusieurs des moyens présentés ci-dessus d’un moment où l’on aura tendance à être plus négatif.
Saviez-vous que?
Saviez-vous que les émotions durent habituellement un maximum de 48 heures? Il existe 10 émotions positives qui nous font du bien: joie, gratitude, sérénité, curiosité, fierté, amusement, admiration, inspiration, espoir et amour. Pour leur part, les émotions négatives sont le « signal » que quelque chose ne va pas. C’est important d'accueillir les émotions jusqu’au bout pour qu’elles s’expriment et s’atténuent au besoin. Certaines émotions peuvent durer plus longtemps que d’autres (colère, tristesse) et ruminer peut inutilement prolonger leur durée.
Pour aller plus loin
- Combien de temps durent les émotions? (baladodiffusion)
Neurosciences avec Sonia Lupien : la durée de vie des émotions - Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
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À lire dans Le Fil
- Voir ce nouveau quotidien avec des yeux d’enfant, billet de blogue de Julie Leclerc, professeure au département de psychologie de l’UQAM et chercheuse au Centre de recherche de l’IUSMM

Question de la semaine : est-ce que je soigne mes relations avec les autres ?
Il est essentiel d’entretenir des relations saines et positives avec les gens autour de nous. Pour développer et maintenir des relations positives, que ce soit au travail ou à la maison, on doit être prêt à communiquer ouvertement nos idées, à écouter et à respecter les autres, sans oublier de s’écouter et de se respecter soi-même.
Ces relations, on choisit d’en prendre soin pour les cultiver et les faire grandir, même dans des périodes plus difficiles. Un bon moyen, c’est d’exprimer sa gratitude envers les autres.
Un simple « merci » ou un mot bienveillant peut vraiment illuminer la journée d’une personne. En exprimant notre gratitude, non seulement on prend soin de l’autre et cette relation, on prend également soin de nous. La gratitude, ça NOUS fait du bien.
Êtes-vous prêt à apporter un peu de soleil dans la vie d’un être cher aujourd’hui ?
Activité de la semaine
Envoyer un mot de gratitude à au moins 3 personnes dans votre entourage cette semaine. Pour vos collègues de travail, vous pouvez utiliser l’une des 8 cartes de gratitude « Merci d’être là » ou « T’es important(e) pour moi » proposées dans l'intranet.
Saviez-vous que?
Saviez-vous qu’entretenir des relations positives permet de diminuer notre stress et d’augmenter notre longévité ?
Pour aller plus loin
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
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À lire dans Le Fil
- Soutenir ses proches en temps de pandemie, billet de blogue de Stéphane Guay, psychologue et chercheur
- Petites attentions de Saint-Valentin
- T'es important(e)

Question de la semaine : Est-ce que je suis attentif à mon discours intérieur?
Prendre conscience de son discours intérieur
Le discours intérieur, c’est cette petite voix dans notre tête. Celle qui démarre de manière automatique et formule à longueur de journée des opinions, pensées, jugements et observations. Ce dialogue fait tellement partie de notre vie qu’on en vient à ne plus l’entendre.
Par de simples questions, il est possible d’y prêter attention quelques instants. De quelle façon je me parle ? Quel est mon discours intérieur ? Est-il chaleureux, positif, distant, sévère ?
En période de grand stress, il est possible que votre discours intérieur soit plus dur, punitif ou découragé. Par exemple, les mots qu’on s’adresse peuvent ressembler à : Je suis une mauvaise mère (ou père, conjoint, collègue), j’ai encore oublié de faire telle chose.
Dans un premier temps, reconnaitre la difficulté que nous traversons peut être apaisant en soi. Exemple : Je trouve cela difficile d’être la mère (ou père, conjoint, collègue) que je voudrais être en ce moment. S’adresser à soi-même avec un ton bienveillant, comme on le ferait pour un ami, peut faire toute la différence. Il peut ensuite être utile de s’apporter soutien et réconfort. Exemple : Je ne suis pas parfaite, mais je fais de mon mieux.
Saviez-vous que?
Saviez-vous que nous créons en moyenne 60 000 pensées par jour, dont 48 000 sont négatives ? Au total, cela représente 2 500 pensées par heure ou 41 pensées par minute.
Pour aller plus loin
- S’écouter pour se sentir mieux, outil pour devenir plus attentif à notre dialogue intérieur PDF
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
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À lire dans Le Fil
- Parler pour briser les tabous et l'isolement, billet de blogue de Christine Genest

La question de la semaine : “Est-ce que je prends soin de moi?”
Prendre soin de soi, c’est s’accorder du temps pour soi, chaque jour, et faire des choses qui nous font plaisir. C’est aussi être à l’écoute de nos besoins et poser des gestes pour mieux s’écouter, se connaître, se respecter et se parler.
Prendre soin de soi, c’est possible même si ce n’est pas toujours facile. Toutefois, c’est essentiel et ça devrait être notre priorité!
Comment faire?
Plus on prend soin de soi, plus c’est facile de prendre soin des autres. Ce n’est pas de l’égoïsme. Au contraire, ça nous permet de mieux recevoir et de mieux pouvoir répondre aux besoins des autres et aux défis qui se présentent à nous.
Il faut donc commencer en s’accordant le droit de le faire, en toute bienveillance et sans culpabilité.
Essayez-le!
Activité de la semaine
D’abord, on choisit une façon de prendre soin de soi ou une activité qui nous fait du bien et que l’on veut amener plus souvent dans notre vie.
Activité à essayer :
- Choisir une façon de prendre soin de soi ou une activité
- Identifier les facteurs qui vont faciliter sa mise en place
- Penser aux obstacles qui se mettent sur notre chemin et comment les contourner
- Réfléchir aux stratégies pour l’inclure dans nos journées (comment, quand, où...)
- Inscrire l’activité à votre agenda chaque jour ou au moins 3 fois dans la semaine pour débuter
En manque d’idées? Voici un guide qui vous propose 50 façons de prendre soin de vous PDF.
Pour aller plus loin
- Formation "Prendre soin de soi... un pas à la fois"
du 25 février au 24 mars- Plus de détails : Nouvelle intranet
- Plan de la formation PDF
- Inscription : Ressources humaines > Formation et gestion des talents > Demandes d'inscription aux formations ::: Prendre soin de soi... un pas à la fois
- Outil d’autogestion « Aller mieux à ma façon »
conçu par Janie Houle, psychologue communautaire, chercheure au Centre de recherche de l’IUSMM, et son équipe à l’UQAM où elle est professeure.
www.allermieuxamafacon.ca
ou outil version PDF - Capsule 5 - Prendre soin de soi : se protéger et s’apaiser
Visionnez la capsule
À lire dans Le Fil
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- Le Programme d’aide aux employés et à la famille (PAEF) – 1 800 361-2433
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Plus de détails - L’équipe des Premiers soins psychologiques – 514 618-1426
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