Dysphagie

Dans cette page :


Liquides épaissis

Introduction et mise en contexte

Comme vous l’avez remarqué depuis juin dernier, les liquides épaissis offerts

présentement à la clientèle dysphagique sont identifiés à la valeur au consistomètre BOSTWICK (B), un outil qui mesure la vitesse d’écoulement des liquides.

Jusqu’à présent, les consistances offertes aux usagers dysphagiques du CIUSSS-EMTL sont le B4 et le B10.

À partir du 24 novembre s’ajoutera une nouvelle consistance, le B18. Cependant, l’intégration du B18 pour deux de nos installations, soit l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le CHSLD Pierre-Joseph-Triest, se fera à une date ultérieure.

Cette consistance, BOSTWICK 18 (B18) est plus claire que B10, c’est pourquoi les usagers devront être évalués par les professionnels avant que le liquide épaissi B18 leur soit offert.

Pour permettre à la clientèle dysphagique de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont de bénéficier de cette consistance B18 lors de leur congé de l’hôpital, les professionnels seront en mesure d’évaluer leur tolérance à cette consistance durant leur hospitalisation et d’émettre des recommandations nutritionnelles appropriées. Les professionnels effectueront l’enseignement nutritionnel requis en vue d’un transfert vers un autre centre ou d’un retour à domicile.

Clientèle AVC

Foires aux questions

Précisions sur les pratiques attendues pour la prise en charge de la dysphagie chez la clientèle AVC.

Ces précisions, rédigées sous forme de foire aux questions, ne concernent que la clientèle adulte ayant subi un AVC.

Seules les infirmières ayant reçu la formation sur le dépistage de la dysphagie peuvent effectuer le dépistage de la dysphagie.

Lorsque la condition clinique d’un usager dont la dysphagie est connue se détériore au niveau neurologique, cela peut avoir un impact sur la capacité de déglutition et d’utilisation des mécanismes de protection. Ainsi, il est important de déterminer si les changements cliniques observés ont amplifié la dysphagie. L’infirmière doit donc évaluer et documenter au dossier les éléments suivants :

  • État de conscience Capacité de se tenir assis et de maintenir le contrôle moteur de sa tête.
  • Capacité de tousser.
  • Capacité d’avaler sa salive.
  • Capacité de lécher sa lèvre inférieure et supérieure.
  • Maintien de la saturation et absence de difficultés respiratoires.
  • Voix claire.

Si un de ces éléments s’est détérioré, les interventions suivantes sont attendues :

  • Mettre l’usager NPO.
  • Aviser le médecin de la situation et clarifier la conduite à tenir, s’il y a lieu, pour l’administration de la médication.
  • Demander une réévaluation par la nutritionniste et l’orthophoniste, en précisant l’état de l’usager.

Non. Le dépistage a pour but de déterminer la présence de la dysphagie.

Lorsque le test est positif, cela signifie qu’une dysphagie est très probablement présente. Une évaluation par les professionnels est effectuée et un plan d’intervention figure au dossier.

Même si l’état de l’usager semble s’améliorer, cela ne signifie pas que la dysphagie est disparue. Il est important de respecter le plan d’intervention. Informez les professionnels au dossier des améliorations observées.

Puisque le dépistage était négatif, aucune évaluation ou plan de traitement en lien avec la dysphagie n’est disponible pour l’usager. Le dépistage de la dysphagie doit être effectué par une infirmière ayant reçu la formation.

Un dépistage positif de la dysphagie est considéré comme une priorité 1 et une évaluation par les professionnels impliqués doit être faite dans un délai de ≤ 24-48 heures.

En attendant l’évaluation de ceux-ci, les interventions du protocole de dépistage de la dysphagie pour la clientèle AVC doivent être appliquées. Cela permettra de déterminer si l’usager peut s’alimenter et s’hydrater en attendant l’évaluation par les professionnels.

Actuellement le dépistage de la dysphagie ne peut être fait que pour la clientèle ayant subi un AVC. Cependant, les travaux sont en cours et des informations suivront lorsqu'ils seront finalisés.

Il faut d’abord consulter les documents transmis par le CHUM. Si le dépistage de la dysphagie a été effectué au CHUM, vous n’avez pas à le refaire.

En effet, même si le protocole de dépistage de la dysphagie utilisé au CHUM est différent de celui utilisé à l’unité AVC du CIUSSS-EMTL, il est tout de même valide.

Vérifiez également si un plan d’intervention a été débuté. Le cas échéant, poursuivez le plan et demandez la nutritionniste et l’orthophoniste en consultation pour le suivi.