SCPD-OPUS-AP/PEPS
Le programme SCPD-OPUS-AP/PEPS est un des 9 programmes cliniques mis en place par la DHSLD (Direction de l’hébergement et des soins de longue durée).
Depuis 2015, le programme SCPD existait au sein de la programmation de l’hébergement du CIUSSS. Toutefois, avec le déploiement de la nouvelle programmation 2022-2023 des programmes cliniques, un arrimage a été fait avec une démarche du MSSS intitulée OPUS-AP/PEPS.
Ce projet OPUS-AP (optimiser les pratiques et les usages, les soins et les services – antipsychotiques) de démarche intégrée est né en 2017 du MSSS et avait comme objectif principal de réduire ou de cesser l’utilisation inappropriée d’antipsychotique dans les CHSLD. Le projet a débuté avec la phase I entre janvier 2018 et 2019 et la phase II entre 2019-2020.
On vise par ce programme, l’amélioration de la qualité et l’expérience de soins pour les résidents vivant avec un trouble neurocognitif majeur (TNCM) et aux prises avec des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) par l'application d'approches de base et d'interventions non pharmacologiques.
Pour la phase III, reprise en octobre 2022, le MSSS a élargi la portée de la démarche en intégrant le volet PEPS : Projet d’Évaluation de la Personnalisation des Soins.
Le PEPS vise essentiellement la transformation des pratiques cliniques en réorganisant le travail des médecins, pharmaciens et infirmières dans une approche collaborative ayant pour but ultime une diminution de la polypharmacie excessive de l’ensemble des médicaments potentiellement inappropriés (MPI).
Pour notre direction, les trois volets demeurent interreliés, car le succès de la déprescription passe par une prise en charge des SCPD, d’où la nouvelle appellation du programme SPCD-OPUS-AP/PEPS.
En résumé, les grands objectifs de ce programme :
- Renforcer l’utilisation de stratégies de l’approche de base;
- Rehausser le recours aux interventions non pharmacologiques démontrées efficaces pour la prise en charge des SCPD;
- Réduire l’utilisation inappropriée des antipsychotiques (souvent devenus inefficaces);
- Réviser l’entièreté de la médication afin de diminuer la polymédication avec l’apport de l’expertise des médecins, pharmaciens et infirmières.