Chutes au travail

Éviter de tomber, ça commence par de bons réflexes!

Que ce soit dans un corridor, dans un escalier ou à l’extérieur en hiver, les chutes surviennent souvent quand nous sommes pressés, distraits ou que certaines conditions augmentent le risque (sol glissant, passage encombré, visibilité réduite, etc.). Ce qui peut sembler anodin sur le moment peut pourtant entraîner des conséquences graves.

La bonne nouvelle? Des gestes simples font une vraie différence, surtout lorsque nous les appliquons tous les jours.


Normal ne veut pas dire sécuritaire

Au travail, ça bouge : on se croise, on contourne, on tourne vite, on monte et on descend. Une chute peut arriver en quelques secondes. Pour éviter de tomber, on mise sur des gestes concrets.

Réflexes pour ne pas tomber au travail

Pourquoi ralentir quand tout va vite? 

En allant vite, on détecte plus tard les portes, les croisements, les obstacles et les déplacements des autres personnes. Quand un imprévu survient, les ajustements (ralentir, éviter puis corriger l’appui) arrivent parfois trop tard. Un pas de course ou un changement brusque de trajectoire augmente aussi le risque de faux pas, surtout dans un environnement achalandé ou encombré.

Concrètement, quoi faire : se déplacer en contrôle, ralentir aux portes, aux croisements et aux escaliers, et réserver la course aux urgences réelles.

Pourquoi garder les mains libres?

Avec les mains occupées, on a moins de marge pour se stabiliser ou se rattraper en cas de faux pas, surtout dans les escaliers. Porter plusieurs objets, souvent « à bout de doigts », fragilise aussi l’équilibre. En déplacement rapide (notamment en descente ou sur une marche), l’appui est moins contrôlé et le pied se place plus facilement de façon imprécise. Ainsi, si le corps commence à basculer, les corrections (ralentir, se repositionner puis reprendre l’appui) sont moins efficaces quand les mains sont déjà prises.

Concrètement, quoi faire : s’organiser pour éviter de se déplacer les mains pleines en déposant au besoin, en faisant deux voyages ou en utilisant un sac, un bac ou un chariot, puis en adaptant son rythme.

Pourquoi rester attentif à son environnement

Quand l’attention est dirigée vers un écran plutôt que vers les marches ou l’environnement immédiat, les obstacles, les personnes et les changements de trajectoire sont détectés trop tard. En déplacement rapide, le pied se place aussi plus facilement de façon imprécise, surtout dans les escaliers.

Concrètement, quoi faire : garder l’attention sur le trajet, adapter son rythme et consulter son téléphone à l’arrêt, dans un endroit sécuritaire.

Pourquoi porter des chaussures adaptées?

Sans attache au talon, le pied bouge davantage, surtout en virage ou en demi-tour. Une chaussure peu structurée rend le rattrapage plus difficile lors d’un faux pas. Une semelle lisse ou usée réduit aussi l’adhérence, particulièrement sur un sol lisse, légèrement humide ou lors d’une transition de surface. 

Concrètement, quoi faire : porter des chaussures adhérentes, stables, en bon état et offrant un bon soutien (éviter les talons trop hauts, les sandales de type « gougoune » et les chaussures de type « Crocs »).

Pourquoi agir quand le sol est glissant?

Une surface glissante ou mouillée réduit l’adhérence et augmente le risque de glissade. Plusieurs facteurs peuvent en être la cause : eau ou éclaboussures, neige ou glace, résidus de nettoyage (savon, désinfectant), huile ou aliments, fini de plancher trop lustré, etc. Comme ces conditions sont parfois difficiles à repérer, il ne suffit pas de « contourner » la zone. Souvent, lorsqu’on s’en aperçoit, il est déjà trop tard pour se rattraper.

Concrètement, quoi faire : sécuriser la zone immédiatement, aviser les collègues rapidement, nettoyer ou faire nettoyer, puis signaler la situation.

Pourquoi garder les voies dégagées?

Contourner un obstacle force des pas de côté et des virages improvisés, ce qui augmente le risque de faux pas. Dans un corridor encombré, les obstacles et les déplacements des autres personnes sont aussi détectés trop tard. La présence de matériel limite l’espace de rattrapage et augmente le risque de heurter un équipement lors d’une chute. 

Concrètement, quoi faire : garder les voies de circulation dégagées, stationner les chariots aux endroits prévus et corriger tout obstacle temporaire, dès qu’il est repéré.

Pourquoi signaler les riques et déclarer rapidement les incidents et accidents?

Une situation dangereuse qui n’est pas signalée peut se répéter. Un incident qui passe sous silence prive aussi l’équipe d’un apprentissage utile. Plus longtemps un risque demeure présent dans un milieu de travail, plus le risque de chute augmente.

Concrètement, quoi faire : signaler rapidement un risque et déclarer tout incident et accident lié aux chutes. Se rappeler que signaler, c’est protéger!

Signaler et déclarer en ligne


L'hiver, prudence à chaque pas

Les chutes sur la glace ne sont pas de simples « accidents d’hiver ». Elles peuvent entraîner des blessures importantes (entorses, fractures, douleurs musculo‑squelettiques, traumatismes crâniens, etc.), avec des répercussions à moyen et long terme sur votre santé et votre qualité de vie. Dans certains cas, elles peuvent même mener à un arrêt de travail.

Le saviez-vous? Au-delà de la personne touchée, chaque chute a des conséquences sur l’organisation du travail : réaménagement des horaires, besoins de remplacement, charge accrue pour les équipes et risques pour la continuité des services offerts aux usagers.

Conseils pour ne pas tomber l'hiver

Le port de crampons adaptés est l’une des mesures les plus efficaces pour réduire le risque de chute sur la glace.

  • Assurez-vous de disposer de crampons compatibles avec vos bottes d’hiver et de les utiliser dès que les conditions le justifient (verglas, neige tassée ou surfaces glacées).
  • Installez vos crampons avant de sortir d'un bâtiment ou d'un véhicule, notamment lors des déplacements entre les stationnements, les entrées et les domiciles. Enlevez-les en entrant.
  • Le port de crampons doit être un réflexe dès que les conditions sont glissantes. 

Pour les équipes à domicile :  

  • Ayez vos crampons en tout temps.  
  • Vos crampons sont un de vos équipements de protection individuel (ÉPI).

Avoir les mains libres contribue à maintenir l’équilibre et à amortir une éventuelle chute. 

  • Limitez au minimum les objets transportés dans vos mains lors de vos déplacements à l’extérieur.
  • Privilégiez l’utilisation d’un sac à dos ou d’un sac en bandoulière pour transporter vos effets personnels, dossiers ou matériel.
  • Lorsque vous empruntez un escalier, tenez la rampe et évitez de porter des charges qui vous empêchent de vous y appuyer. 

Ces ajustements simples réduisent le risque de chute et augmentent votre capacité à vous rattraper en cas de glissade. 

Sur une surface glacée ou potentiellement glissante, ralentissez et adaptez votre façon de marcher.

  • Faites de petits pas et posez le pied à plat.
  • Évitez les mouvements rapides et les changements brusques de direction, particulièrement dans les stationnements, sur les trottoirs et aux entrées des bâtiments.
  • Repérez les zones glacées et, si possible, contournez-les.

Cette démarche, dite « marche en pingouin », permet de stabiliser le corps et de limiter les pertes d’équilibre et les chutes. 

L’utilisation du sel de déglaçage ou du sable et le signalement rapide des zones dangereuses sont essentiels pour réduire le risque de chute.

  • Lorsque des bacs de sel de déglaçage ou de sable sont disponibles, utilisez-les dès que vous constatez une surface glissante (escaliers, paliers, rampes, trottoirs, aires de circulation, stationnements, etc.).
  • Portez une attention particulière aux lieux de passage fréquent du personnel, des usagers et des visiteurs, notamment aux entrées des bâtiments.
  • Si une zone demeure dangereuse malgré l’application de sel de déglaçage / sable ou si aucun matériel n’est disponible, signalez la situation selon les modalités prévues (voir la section « Signaler un endroit à risque de chute » de cette page).

Ces actions contribuent à sécuriser l’environnement de travail pour vous, vos collègues et les usagers.

Le signalement rapide d’un endroit à risque (glace, neige accumulée, surface très inégale, etc.) permet aux équipes concernées d’intervenir et de corriger la situation avant qu’une chute ne survienne.

Merci de transmettre votre signalement par courriel à l’équipe de déneigement des Services techniques : urgence.neige.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Dans votre message, indiquez :

  • Le lieu exact (installation, entrée/porte, stationnement, trottoir, etc.)
  • Une brève description du risque (glace, accumulation, surface inégale, etc.)
  • Si possible, une photo et le moment où l’observation a été faite

Signaler et déclarer

Vous avez repéré un risque? Vous avez évité un accident? Vous vous êtes blessé au travail?

La prévention, c’est aussi signaler les situations à risque et déclarer les incidents et les accidents. Déclarer permet de mieux comprendre ce qui se passe sur le terrain, d’agir rapidement et de mettre en place les mesures nécessaires pour éviter qu’un événement se reproduise.


Visuels de la campagne

Prévenir les chutes hivernales - Prudence à chaque pas